[Music : Memories - Within Temptation]
2.
- Ah merde !
Tom courut vers la douche à une vitesse incroyable. Il se déshabilla et entra sous le jet d'eau tiède qu'il a allumé. Il reparut quelques instants plus tard devant son miroir. Des cernes entouraient ses yeux noisette, il s'en maudit intérieurement. Il revint dans la chambre et enfila l'un de trois derniers t-shirts, boxers et baggys qu'il avait, les autres étant déjà à New York.
Il était neuf heures quand il sortit de l'immeuble et prit un taxi, laissant sa chambre d'hôtel vide. Son avion ne partait que dans trois heures, mais avec les bouchons de Paris et l'enregistrement de sa petite valise, il préférait arriver en avance.
Tom courut vers la douche à une vitesse incroyable. Il se déshabilla et entra sous le jet d'eau tiède qu'il a allumé. Il reparut quelques instants plus tard devant son miroir. Des cernes entouraient ses yeux noisette, il s'en maudit intérieurement. Il revint dans la chambre et enfila l'un de trois derniers t-shirts, boxers et baggys qu'il avait, les autres étant déjà à New York.
Il était neuf heures quand il sortit de l'immeuble et prit un taxi, laissant sa chambre d'hôtel vide. Son avion ne partait que dans trois heures, mais avec les bouchons de Paris et l'enregistrement de sa petite valise, il préférait arriver en avance.
***
Il faisait encore ce temps de chien que Katrin détestait plus que tout ! Elle ne travaillait pas, déjà ça !
Le parc lui semblait fade et monotone sans les belles fleurs de printemps ou les feuilles d'automne. La neige n'était pas encore tomber ... elle ne tomberait sûrement pas. En attendant, elle était là, sur ce banc à ne rien faire. Dieu qu'elle détestait glander !
Quelques minutes plus tard, elle vit un jeune couple se bécoter en face d'elle. Un sourire s'étendit sur son visage, mélangeant bonheur et douce mélancolie sur laquelle elle essaya de ne pas trop penser. Elle décida de se lever, pour aller boire un bon chocolat chaud.
Elle arriva dans le piano-bar quelques minutes plus tard. Lucas n'était pas là le matin, il étudiait. Elle se dirigea vers son petit coin habituel, près de la fenêtre et s'y assit. Une vague de nostalgie l'envahit un moment. Mais les nostalgies ne sont-elles pas des souvenirs d'autrefois ? Celle-ci non. Elles dataient de la veille ces souvenirs ! Elle en soupira.
Le chocolat arriva bientôt. Il faisait de plus en plus froid dehors, et la musique de « Nothing else matters » la berçait ici, pourquoi partir ? Elle resterait.
Le parc lui semblait fade et monotone sans les belles fleurs de printemps ou les feuilles d'automne. La neige n'était pas encore tomber ... elle ne tomberait sûrement pas. En attendant, elle était là, sur ce banc à ne rien faire. Dieu qu'elle détestait glander !
Quelques minutes plus tard, elle vit un jeune couple se bécoter en face d'elle. Un sourire s'étendit sur son visage, mélangeant bonheur et douce mélancolie sur laquelle elle essaya de ne pas trop penser. Elle décida de se lever, pour aller boire un bon chocolat chaud.
Elle arriva dans le piano-bar quelques minutes plus tard. Lucas n'était pas là le matin, il étudiait. Elle se dirigea vers son petit coin habituel, près de la fenêtre et s'y assit. Une vague de nostalgie l'envahit un moment. Mais les nostalgies ne sont-elles pas des souvenirs d'autrefois ? Celle-ci non. Elles dataient de la veille ces souvenirs ! Elle en soupira.
Le chocolat arriva bientôt. Il faisait de plus en plus froid dehors, et la musique de « Nothing else matters » la berçait ici, pourquoi partir ? Elle resterait.
***
Après l'enregistrement de son unique valise, Tom alla s'asseoir à la table d'un salon de thé dans l'aéroport. Il n'avait pas déjeuné ce matin, et son estomac vide ne lui permettrait pas de survivre pendant les sept heures de vol, qui commenceraient dans une heure. D'ailleurs, il fallait appeler Bill pour son arrivée ! Il composa le numéro. Les bips commencèrent.
- Allo Bill ! J'ai besoin de toi mon vieux !
- Oublie-moi un instant veux-tu ? Rappelle-moi quand tu te souviendras qu'il y a quatre heures de différence entre Paris et New York !
D'autres bips, qui signifiaient la fin de la communication, se firent entendre, ce qui fit soupirer Tom. Il fallait bien aller le chercher pour son arrivée bordel ! Il rappela donc, sans tenir compte de ce que Bill venait de dire.
- Qu'est-ce que tu veux à la fin ? répondit une voix pas très chaleureuse au bout de la ligne.
- Désolé de te déranger, mais j'arrive dans un peu huit heures ! et j'ai besoin de quelqu'un pour venir me chercher à l'aéroport ! c'est trop te demander ?
- Laisse-moi réfléchir ... je suis à coté d'une jolie blonde qui dort paisiblement dans mes bras, tu m'appelles à quatre heures du matin pour me dire que tu n'arrives que dans huit heures, tu me demandes d'être ton chauffeur pour l'occasion ! tu veux quoi en plus ? le tapis rouge ?
- T'es encore avec Rebecca ! Eh ben ! C'est quand le mariage ?
- Tom ... tu fais chier !
- Je sais. Sérieusement Bill, c'est ok ou non ?
- De toute façon, tu ne connais pas l'adresse de ta maison alors ! Je suis bien obligé !
- Merci beaucoup !
- Pas la peine de me remercier ... je suis obligé !
- Si tu veux ... à plus tard !
- C'est ça !
- Allo Bill ! J'ai besoin de toi mon vieux !
- Oublie-moi un instant veux-tu ? Rappelle-moi quand tu te souviendras qu'il y a quatre heures de différence entre Paris et New York !
D'autres bips, qui signifiaient la fin de la communication, se firent entendre, ce qui fit soupirer Tom. Il fallait bien aller le chercher pour son arrivée bordel ! Il rappela donc, sans tenir compte de ce que Bill venait de dire.
- Qu'est-ce que tu veux à la fin ? répondit une voix pas très chaleureuse au bout de la ligne.
- Désolé de te déranger, mais j'arrive dans un peu huit heures ! et j'ai besoin de quelqu'un pour venir me chercher à l'aéroport ! c'est trop te demander ?
- Laisse-moi réfléchir ... je suis à coté d'une jolie blonde qui dort paisiblement dans mes bras, tu m'appelles à quatre heures du matin pour me dire que tu n'arrives que dans huit heures, tu me demandes d'être ton chauffeur pour l'occasion ! tu veux quoi en plus ? le tapis rouge ?
- T'es encore avec Rebecca ! Eh ben ! C'est quand le mariage ?
- Tom ... tu fais chier !
- Je sais. Sérieusement Bill, c'est ok ou non ?
- De toute façon, tu ne connais pas l'adresse de ta maison alors ! Je suis bien obligé !
- Merci beaucoup !
- Pas la peine de me remercier ... je suis obligé !
- Si tu veux ... à plus tard !
- C'est ça !
***
De l'autre coté de l'Atlantique, Bill venait d'appuyer sur la touche rouge de son téléphone avant de se rendormir.
Il se réveilla vers les huit heures du matin, en constatant que la blonde qui dormait près de lui, il y avait quatre heures, s'était volatilisée. Il se leva et se dirigea vers la salle de bain, où il remarqua un feuillet d'aide-mémoire jaune scotché sur le miroir.
« J'ai un boulot monstre aujourd'hui. Je n'ai pas osé te réveiller. Ton petit-déj' est sur la table. Rendez-vous ce soir si je peux. Je t'aime. Rebecca.
P.S : t'es trop choux quand tu dors. »
Bill sourit de toutes ses dents. Il prit le feuillet, le froissa et le jeta dans une poubelle près de l'évier. Il aimait quand Rebecca lui faisait ce genre de coup. Non, il aimait tout simplement les aide-mémoire. Il se déshabilla de son boxer et alla se doucher. Il était en train de lisser ses cheveux bruns quand il se rappela qu'il devait aller chercher Tom à l'aéroport vers les treize heures, d'après ses calculs. Le lissage fait, il alla s'asseoir sur un tabouret devant le bar qui servait aussi de table à manger. Rebecca y avait soigneusement disposer un bol de riz au lait ainsi qu'un jus dont la couleur était assez douteuse, mais le goût irréprochable. Elle faisait tout, Rebecca, c'était pour ça qu'il l'aimait tellement. En relevant les yeux vers le réfrigérateur, il aperçut encore l'un de ces nombreux feuillets jaunes qu'il affectionnait tant. Il la lut après s'être levé.
« T'as plus rien dans le frigo, mon choux ! Faudrait que tu penses à faire tes courses ! »
Il sortit la voiture du parking du sous-sol vers dix heures. L'Audi A3 se fit coincer au croisement par un feu rouge. Bill râla, sortit une cigarette et commença à en fumer, pestant un peu contre la loi sur la circulation automobile à New York. Il n'avait jamais su être patient.
Il rangea vite les courses, et se mit à la tâche qui trottait dans sa tête depuis trente minutes déjà : des spaghettis bolognaises.
Il se réveilla vers les huit heures du matin, en constatant que la blonde qui dormait près de lui, il y avait quatre heures, s'était volatilisée. Il se leva et se dirigea vers la salle de bain, où il remarqua un feuillet d'aide-mémoire jaune scotché sur le miroir.
« J'ai un boulot monstre aujourd'hui. Je n'ai pas osé te réveiller. Ton petit-déj' est sur la table. Rendez-vous ce soir si je peux. Je t'aime. Rebecca.
P.S : t'es trop choux quand tu dors. »
Bill sourit de toutes ses dents. Il prit le feuillet, le froissa et le jeta dans une poubelle près de l'évier. Il aimait quand Rebecca lui faisait ce genre de coup. Non, il aimait tout simplement les aide-mémoire. Il se déshabilla de son boxer et alla se doucher. Il était en train de lisser ses cheveux bruns quand il se rappela qu'il devait aller chercher Tom à l'aéroport vers les treize heures, d'après ses calculs. Le lissage fait, il alla s'asseoir sur un tabouret devant le bar qui servait aussi de table à manger. Rebecca y avait soigneusement disposer un bol de riz au lait ainsi qu'un jus dont la couleur était assez douteuse, mais le goût irréprochable. Elle faisait tout, Rebecca, c'était pour ça qu'il l'aimait tellement. En relevant les yeux vers le réfrigérateur, il aperçut encore l'un de ces nombreux feuillets jaunes qu'il affectionnait tant. Il la lut après s'être levé.
« T'as plus rien dans le frigo, mon choux ! Faudrait que tu penses à faire tes courses ! »
Il sortit la voiture du parking du sous-sol vers dix heures. L'Audi A3 se fit coincer au croisement par un feu rouge. Bill râla, sortit une cigarette et commença à en fumer, pestant un peu contre la loi sur la circulation automobile à New York. Il n'avait jamais su être patient.
Il rangea vite les courses, et se mit à la tâche qui trottait dans sa tête depuis trente minutes déjà : des spaghettis bolognaises.
***
La perspective d'un voyage en avion avait toujours eu le don d'effrayer Tom. Cela faisait maintenant deux heures qu'il volait au-dessus de l'Atlantique, et il essayait tant bien que mal de ne penser ni au crash éventuel de l'engin, ni à la mort par asphyxie si l'appareil venait à manquer d'air. L'homme qui s'asseyait à son coté lui, ne semblait pas être réveillé. Une hôtesse passa pour lui demander s'il voulait quelque chose.
- De l'eau ou un coca, répondit-il simplement.
La boisson arriva quelques instants plus tard. Il la but et essaya de s'endormir, seulement, Morphée ne semblait pas être du même avis. Tom se contenta alors de regarder les films passant dans sa mini-télé. Il ne s'endormit qu'à la fin de « Ocean's twelve ».
- De l'eau ou un coca, répondit-il simplement.
La boisson arriva quelques instants plus tard. Il la but et essaya de s'endormir, seulement, Morphée ne semblait pas être du même avis. Tom se contenta alors de regarder les films passant dans sa mini-télé. Il ne s'endormit qu'à la fin de « Ocean's twelve ».