Chapitre 4 : suite et fin.

Chapitre 4 : suite et fin.
[Musique : Do you know - Enrique Iglesias]

Je m'attendais à tout, mais pas à ça. Chose à ne pas faire : ouvrir la bouche bêtement et la dévisager. Donc, je ferme la bouche et regarde ailleurs, du coup, mes chaussures prennent un intérêt qui, jusque là, je ne leur ai pas encore connus. Je ne sais pas trop comment continuer cette conversation qui – malgré moi – était déjà partie en vrille. Alors ... résumons la situation, ou du moins, la mienne : je suis chez Sharon pour une pseudo liaison avec mon petit frère – qui n'est pas si petit que ça, soit dit en passant – et, elle vient de me dire directement, franchement, honnêtement (et tout ce que vous voulez) qu'elle est lesbienne, ou du moins bisexuelle. Comment devrais-je accueillir cette nouvelle ? Sourire comme un con et lui dire que je dois partir ? Ou bien rester là comme un con ? De toute façon, ça reviendrai au même : j'aurais l'air con. Non pas que je sois homophobe, non, au contraire, mais je suis pas homo non plus – en tout cas, jusqu'aux dernières nouvelles – mais seulement, c'est la première fois de toute ma vie que quelqu'un me dit ça comme ça, et je sais pas trop comment réagir.
Je vois Sharon se tortiller comme une carpe – excusez-moi la comparaison débile mais, mon cerveau n'est pas capable de vous fournir autre chose pour le moment – et le rouge lui monte jusqu'aux oreilles. J'ai toujours fait mon effet, je sais, mais là, ce n'est pas moi.
Je m'éclaircis la voix – comme si elle était sombre – et j'interromps le silence qui, entre nous, commençais à devenir insupportable :

- ah ... et ... euh ... tu ... tu ...

Il y a des moments où je suis désespéré par moi-même ... comme celui-ci par exemple. Je donnerai tout pour avoir le courage de partir en courant et retraverser l'Atlantique pour revenir dans mon Allemagne chéri ... . C'est comme si je faisais un retour en arrière quand Bill m'a annoncé, il y a quatre ans, qu'il était bisexuel. Ça m'a fait le même choc. Non pas que je n'acceptais pas le fait que mon frère puisse avoir de l'attirance pour un homme et pour Georg (mon meilleur ami qui est resté à Berlin parce que sa fiancée ne voulait pas venir à New York – fiancée qui n'est autre qu'une salle pouffe, soit dit en passant –). Le problème quand Bill m'a annoncé ça c'est que je ne savais pas comment réagir. J'ai seulement murmuré un « ok » et j'ai changé de sujet illico presto, je n'ai pu encaissé le coup qu'une semaine plus tard – semaine durant lequel j'ai essayer le plus possible d'éviter autant mon frère que le regard impénétrable et qui te fait glacer le sang dont seul lui est capable. Donc vous voyez, là, je ne sais pas trop si je dois dire un « ok » avec Sharon, qui, d'ailleurs, me regarde bizarrement depuis un certain moment, l'air de dire « c'est pas vrai, je le connais pas ce mec là ». Vu que je ne me décide pas, je pense qu'elle a pris les devants :

- Bon ... écoute Tom ... c'est pas que je m'ennuie, mais j'ai passé une journée très remplie vois-tu ? Donc, je dois aller dormir ... je veux pas te renvoyer ... mais voilà quoi ! puis ... ne t'inquiète pas ... entre moi et ton frère il n'y a rien ... euh ....

Celle-là, elle est bonne. Elle me renvoie de chez elle parce que ... parce que voilà ! Bon bah ... on va pas s'éterniser aussi hein ! Sinon, les flics vont rappliquer et là, je vais me prendre une baffe magistrale venant de mon pater. Bref, je la vois se lever, je fais de même. On retraverse le hall à peine éclairé et une minute plus tard, je me retrouve dehors et je me les gèle. Je cours vers ma maison, de peur de devenir un bloc de glace et je rentre. Le hall est plongé dans l'obscurité total et je cherche à tâtons l'interrupteur. Mais je renonce et préfère aller dans ma chambre, à la lumière de mon portable.


***

Rebecca se trouvait devant ce même immeuble où elle venait tant de fois. Elle respira profondément en regardant le building dans toute sa longueur. Elle sourit instinctivement avant de rentrer dans le hall luxueux, encore éclairé. Un homme d'une trentaine d'années se tenait derrière un comptoir capitonné en faux cuir rouge sang. Celui-ci la reconnut et lui sourit. Rebecca ne répondit pas et s'engouffra dans l'ascenseur où elle appuya sur le bouton, en direction du cinquième étage.
Le couloir était assez large, vu que chaque étage ne comportait que deux gigantesques appartements luxueux. Elle s'avança petit à petit, le c½ur battant fort comme s'il voulait sortir et courir à toute jambe loin, très loin. Elle resserra son étreinte sur son sac à main et arriva devant une porte où il était clairement écrit 5A, soit cinquième étage, appartement A, à sa droite, un petit panneau indiquait clairement le propriétaire de celui-ci. « Bill Kaulitz » était affiché en lettres dorées. A cette lecture, un frisson parcourut tout son corps, et son c½ur faisait vraiment tout pour s'échapper de cette prison qu'était la poitrine de la blonde. Celle-ci hésita d'ailleurs un moment à sonner. Il était très tard. Bill dormait sûrement. Elle n'avait aucune raison de venir le voir. Mais ... avait-on vraiment besoin d'une raison ou d'une excuse quelconque pour venir voir la personne qu'on aime ... même au milieu de la nuit ? Elle s'apprêta à partir, quand, un élan de courage la fit appuyer sur la sonnerie, à sa gauche. Sonnerie qu'elle entendit d'ailleurs à travers la porte en bois de chêne.
Plusieurs minutes d'attente plusieurs – minutes durant lesquelles son c½ur ma martyrisait et le risque d'évanouissement était en alerte rouge à chaque secondes – un déclic se fit entendre. La porte s'ouvrit lourdement sur un jeune homme dont les yeux étaient mi-clos, les cheveux noirs en bataille et vêtu d'un T-shirt froissé et d'un jean. Rebecca crut que son c½ur la lâcherait juste à ce moment, mais rien ne se produisit. Ils se regardèrent tous les deux sans dire un mot, puis au bout de quelques secondes, un sourire apparut sur le visage de la blonde.

- Je te dérange ?
- Attend voir ... j'étais en train de rêver de ... toi ... quand je me suis réveillé, je me suis pris la porte sur la gueule ... il est presque minuit et ... tu me demandes si tu me déranges ?
- Oh ... je ... pars alors ...
murmura-t-elle, rouge de honte.
- Non ... entre ...

Il s'écarta pour la laisser passer. Bill a toujours été un grand romantique, cela se voyait autant dans ses réactions, ses paroles, ses actes, la musique qu'il écoutait et même ... dans la décoration de son appartement. En effet, la première pièce se situait sur deux niveaux, le premier étant celle où se trouve la porte et qui faisait office de salon. Un sofa en cuir beige, une télé écran plasma, un tapis d'on ne sait quelle valeur et une bibliothèque où les livres étaient dans un rangement impeccable. Une table à manger d »une valeur à peine imaginable occupait le deuxième niveau où des baies vitrées offraient une vue incroyable sur New York. A droite de la table, on trouvait une cuisine façon américaine, kitchenette disent-ils. Dans tout ça, des peintures de style contemporain ornaient les murs blancs.
Rebecca se retourna vers son amant, qui lui souriait, vous savez le sourire qui vous fait fondre en moins d'une seconde ? Bah ... c'était celui-là. Et sans qu'elle ne sût pourquoi – impulsion incontrôlable peut-être – elle l'embrassa avec fougue. Le brun, n'étant pas contre, répondit à ce baiser et bientôt, leurs vêtements se retrouvèrent éparpillés dans tout l'appartement.


***

Cette nuit-là, six âmes s'endormirent avec des sentiments différents mais un même rêve : se réveiller demain avec le sentiment que tout se passerait bien dans leur vie respectif.

___________________________


Voilà la fin du chapitre 4 ! Je suis énormément désolé de ne pas poster régulièrement, mais j'ai le brevet blanc lundi donc ... mais je vous promet que à partir de Mardi, le rythme d'un article par jour reprendra ! Voilà, Gros Bizou à vous toutes et j'espère que ce chapitre n'est pas trop décevant !
P.S : pas de pix avant Samedi, désolé !
# Posté le jeudi 17 avril 2008 13:46
Modifié le mercredi 23 avril 2008 12:21

Hors Sujet

Bonjour à toutes ! Tout d'abord, non, ce n'est pas un nouveau chapitre. Juste pour vous dire quelques trucs importants dans ma vie (dont évidemment vous n'avez rien à foutre) mais qui ont un important impact dans la suite de la fic et dans toute la philosophie de ... moi-même.
Tout d'abord, j'ai fini mon brevet blanc qui était plutôt facile par rapport au dernier (ou j'ai fait un n'importe quoi monstrueux malgré ma mention "très bien" car j'aurais pu faire mieux franchement ... bref). Donc je pense que j'ai fait beaucoup mieux que la dernière fois, donc je pourrais écrire au même rythme qu'avant à partir d'aujourd'hui, la suite arrivera donc demain.
A part ça, avant, je pensais que Harry Potter c'était de la m***e pour les gosses ... mais ma meilleure amie (je t'aime trop ma Camille !!) m'a persuadée de lire le tome 1. Sublimissime ! donc, je viens de finir les six premiers tomes (je vais acheter le septième) et je suis trop fan maintenant. Mon perso préféré est Draco Malfoy (bizarre hein ? mais j'aime trop son caractère qui correspond plus ou moins au mien) et ... tenez-vous bien ... Severus Rogue ! Je l'adore tout simplement ! Donc, maintenant, j'introduirais un nouveau personnage correspondant à Malfoy dans la fic ...

A part ça, quelques questions pour vous, pour la fic :

- Qui est votre personnage préféré dans la fic ?

- Etes-vous d'accord pour que Malfoy intègre la fic (sous un autre nom bien sur ... soit Dray Falmoy) ?

- Que proposez-vous pour l'amélioration de la fic ?


Voilà ! A demain ! Bye bye !
# Posté le mercredi 23 avril 2008 12:05

Chapter 5, début

Chapter 5, début
[Music : She waits for me - Cinema Bizarre]

5.

Sharon se réveilla tôt, ce matin. Elle se dirigea mollement vers la salle de bain. Le miroir reflétait ses yeux rouges de pleurs, et ses cheveux en bataille. Elle prit une douche rapide, s'habilla vite et se maquilla à peine. Elle sortit de la maison vers sept heures, prit la voiture. Bien sûr, il était trop tôt mais ... bon, elle s'en foutait !
Son ventre cria famine quinze minutes plus tard, et elle dut s'arrêter à un salon de thé qui venait d'ouvrir. Elle ne prit pas la peine de s'attabler et préféra prendre quelques croissants et un chocolat chaud qu'elle mangerait dans la voiture. Voiture qui d'ailleurs reprit la route quelques minutes plus tard.
L'hôtel où travaillait Sharon se trouvait presque en centre ville. Un bâtiment plus ou moins moderne, le genre d'endroit où les gens à la fortune modérée venaient séjourner. Le hall n'était pas vraiment du luxe, mais plutôt chaleureux et une odeur de jacinthes chatouillait doucereusement les narines. Un escalier menait aux chambres reparties sur quatre étages, mais l'ascenseur était plus pratique. La réception, où s'installa Sharon, se trouvait en face de la porte vitrée. La jeune femme s'assit derrière le comptoir et commença à trier les nombreuses factures et les fiches des clients. Elle alluma son ordinateur et décida de mettre « Same mistakes » de James Blunt, histoire de bien commencer la journée.
Vers huit heures, les clients commencèrent à défiler devant ses yeux, des touristes seuls ou en couple, habillés de manière parfois extravagants et les nationalités se mêlant entre elles de façon à ce qu'on ne puisse plus distingué les langues entre elle. Certains s'arrêtant pour discuter dans le hall de manière bruyante, presque impolie, et d'autres entraient ou sortaient avec hâte. Sharon ne perdait aucun mouvement de ses clients, même ceux qui allaient et venaient du trottoir à leurs chambres. Bientôt, un jeune homme d'environ vingt-cinq ans, avec des tâches de rousseur partout sur le visage, arriva avec deux valises qui semblaient faire le double, voire même le triple, de son poids. Il se rendit à la réception avec un sourire se voulant charmeur. Sharon, trop occupée à classer quelques paperasses, ne le remarqua pas. Le rouquin toussota légèrement, enfin, la jeune femme daigna relever la tête, un sourcil levé et ses cheveux blonds à moitié décoiffés.

- Que puis-je faire pour vous ? demanda-t-elle, en anglais.

Le jeune homme parut sceptique, le sourire disparaissant de son visage.

- Euh ... moi ... parle pas anglais, dit-il, hésitant avec un accent et une prononciation douteux.

Sharon se contenta de hausser les épaules. Décidemment, ses journées étaient bien remplies ! Vu l'accent du jeune homme, il devait sûrement être européen, seulement, les Européens, il y en avait beaucoup. Elle tenta alors de s'exprimer autrement et lui reposa la même question dans un français dont la grammaire était impeccable mais l'accent pas très élégant. L'étranger lui fit un sourire, comme on en voyait dans les pubs pour dentifrice, avant de lui répondre qu'il voulait une chambre. Comme d'habitude, Sharon lui donna une fiche à remplir qu'elle lui expliqua brièvement. Elle put remarquer, sur la case « Nationality » le mot – écrit avec une écriture plutôt gauche – « Portuguese ». La fiche terminée, elle lui tendit une clé et il disparut dans l'ascenseur.

***

Drake détestait deux choses : 1) les haricots et 2) les réveils. Pourtant, ce matin – comme tous les autres d'ailleurs – son réveil sonnait – à son goût – un peu trop tôt, bien qu'il sonnât à sept heures, comme d'habitude. Il se réveilla donc, avec un foutu mal de tête, et sortit doucement du lit avant de se rendre compte qu'il était nu. Son premier reflex fut de chercher son boxer des yeux, boxer qu'il trouva d'ailleurs sur son bureau, et, plus exactement, sur le clavier de son Mac. Il se retourna doucement avec appréhension avant de découvrir qu'une jeune femme dormait paisiblement dans son lit et ... nue. Voilà donc pourquoi son boxer était de l'autre coté de la chambre, pourquoi sa tête lui faisait un mal de chien, pourquoi les draps sentaient l'alcool et pourquoi il était ... disons dévêtu. Il soupira longuement, et décida d'aller dans la douche.
Elle s'appelait ... euh ... Fanny ! Oui, c'était ça ... Bien qu'il ne se souvînt pas vraiment de sa soirée de la veille, il se rappela quand même de sa virée en boite et des bouteilles de bière. Puis, de Fanny. Il l'avait embrassé, Fanny. Il l'avait déshabillé. Et, irrémédiablement, il l'avait baisé. Bien sur, il n'en était pas très fier car il n'avait jamais aimé les coups d'un soir mais le mal était fait. Drake sortit de la douche et s'habilla d'un pantalon noir et une chemise blanche ... mais il opta bientôt en un T-shirt blanc suivi d'un col roulé noir. Il rentra dans sa chambre où sa compagne d'une nuit dormait encore. Il s'en approcha doucement et la réveilla. Quand celle-ci eut ouvert les yeux, Drake lui expliqua rapidement la situation et elle partit sans demander son reste. Une vraie pute, pensa-t-il.
Il regagna la cuisine et prit une aspirine quand son portable sonna. Il décrocha, toujours le verre à ses lèvres. C'était une voix de femme. C'était bien Drake ... oh ! Katrin ! ... comment ça venir aux Etats-Unis ? ... Et ses études alors ? ... Elle était folle ou quoi bordel ? Un billet d'avion c'était cher ! ... Et en plus elle voulait qu'il la loge !? ... Elle délirait ... elle a fumé quoi la veille ? ... Pourquoi elle pleurait ? ... Avait-elle au moins réfléchi ? ... ce n'était pas un coup de tête ? ... elle ne regretterait pas ? ... sur ? ... mais pourquoi tout ça ? ... elle lui expliquerait quand elle arriverait ? Très bien ... non, il ne pouvait rien pour qu'elle restât en France ... oui, la vie était injuste ... mais un billet d'avion coûtait quand même cher et il n'était pas millionnaire ! ... oui, bon, ses parents l'étaient mais quand même ! ... une Green Card ? ... oui, il voyait ! ... dans quatre jours elle serait là ? Très bien ... mais, et ses études ? ... année sabbatique ? Mais elle était dingue ou quoi ? ... inscription dans une école new-yorkaise ? ... pourquoi pas une demande de transfert ? ... ça prendrait longtemps, certes, mais quand même ! ... vaut mieux dans une semaine alors ? ... elle arriverait dans une semaine ? C'était ok ... il l'embrassait lui aussi ... à dans une semaine alors !
Drake soupira avant de se lever et de sortir de chez lui en prenant soin de fermer la porte. Il traversa l'allée de son jardin – plutôt amoché par le chien de la voisine – puis entra dans une BMW grise. Il brancha son iPod à son autoradio, son kit main libre bluetooth à son portable, mit sa ceinture avant de démarrer la voiture. Il raterait ses cours du matin, mais bon ... cela ne lui faisait rien, il devait aller dans une agence de voyage pour le billet de Katrin, acheter un nouveau lit et tout le tralala qui allait avec, aller dans une bijouterie pour une bague de fiançailles, réserver une table dans l'un des restaurants les plus chics de la ville et enfin demander Hidley en mariage – sûrement l'étape la plus dure de sa journée, se disait-il. Déjà parce que Hidley et lui n'était ensemble que depuis trois ans – de bonheur absolu, cela va sans dire – puis aussi parce que cette fille a une forte personnalité et que tous les deux étaient encore – malheureusement – à la fac. Mais voilà, sa mère à lui voulait qu'ils officialisent enfin leur union, et sa mère à elle leur mettait la pression parce que Hidley était enceinte de quatre mois. Mais ! Bien sur que Drake était fidèle et que la veille ... la veille personne ne le saurait non ? C'était la dernière fois ... puis, il avait trop bu de toute façon ! Et puis merde ! Personne ne le saurait ! Justement, c'était pour arrêter autant les mamans que ce genre d'aventure nocturne qu'il allait se marier. Echappatoire où il se voulait convaincant et réussie.


***

Katrin commença à ranger ses affaires petit à petit. Elle s'était disputée avec Alex pour ce qui s'était passé et s'en voulait plus que tout. Jamais, au grand jamais, elle ne pourrait le regarder en face, alors pourquoi rester ? Au début, elle avait pensé à retourner en Autriche, mais que dirait sa mère ? Alors, elle opta pour les Etats-Unis et raconterait à sa mère qu'elle y avait été transférée. Et le transfert serait plutôt facile car elle était l'une des meilleures élèves de sa promotion. Mais où allait-elle vivre là-bas ? Drake était un ami très proche de la famille – enfin ... plutôt les parents de Drake. Puis, il pourrait lui payer le voyage. Alors, c'était décidé : elle vivrait chez lui. Le convaincre n'avait pas été facile mais il avait fini par céder. Dans une semaine, elle serait donc à New York, avec une nouvelle fac et une nouvelle vie. De toute façon, Paris c'était bien mais New York était mieux. Elle rangea d'abord les vêtements en prenant soin de les rouler en boule. Elle appellerait Dray au cours de la journée pour savoir si le biller avait été acheté.
Quelque part, Katrin regrettait un peu de partir comme ça, sur un coup de tête. Ce qui s'était passé la veille était plus une excuse pour partir qu'autre chose. Elle se sentait mélancolique depuis quelque temps, et un besoin de nouveauté l'avait mené à vouloir partir et laisser sa vie d'ici entre les mains de ses souvenirs. Et les souvenirs, elle en créerait de nouveaux, meilleurs bien sur. Elle laisserait Lucas derrière elle, Lucas et tous les habitudes qu'elle avait depuis qu'elle habitait ici. Le piano-bar – elle en trouverait un autre à New York non ? – lui manquerait peut-être. Mais dès fois, ce n'était pas l'endroit en lui-même qui nous manquait, mais ce qu'on y trouvait. L'odeur à l'entrée, les gens chaleureux, la musique nostalgique, les chocolats bien chauds et tous ces petits détails qui forment une myriade de bons souvenirs auxquels nous nous attachions. Et tout cela lui manquerait peut-être ... ou sûrement. Car ce sont les petits riens qui faisaient les grands tout.
# Posté le vendredi 09 mai 2008 02:19
Modifié le lundi 12 mai 2008 09:41

Chapitre 5, suite

Chapitre 5, suite
JE SUIS TROP DESOLE ! En fait, je passe mon Brevet la semaine prochaine et puis, j'étais en panne d'inspiration ! Mais ne vous inquiétez pas, je suis de retour !!!

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[Music : Fantasy - Alice Nine]

Tom se réveilla en bougonnant. Il se retourna sur le ventre et enfouit sa tête sous l'oreiller. Mais pourquoi avait-il laissé ces foutus rideaux bordel ! Au bout de dix minutes – n'arrivant plus à dormir – il se leva, les dreadlocks pendouillant dans son dos, l'air morose et à l'Ouest, si bien qu'il se cogna l'orteil – le plus petit – quand il alla dans la salle de bain. Il poussa un juron – et plusieurs autres après – avant d'entrer sous le jet d'eau tiède. Quand il sortit, il manqua de glisser et marmonna un « qui c'est qu'à mis de l'eau partout encore merdeux ! ». Il s'habilla vite comme à son habitude avant de sortir de chez lui.
Le temps était beaucoup moins orageux, mais le froid persistait, mais après tout, il était presque Noël. Tom remonta le col de énorme pull et souffla dans ses mains moites. La rue était assez vide, seulement des chiens par ci où par là, et des voitures qui passaient tous les dix minutes. Il remarqua que toutes les maisons étaient les mêmes que la sienne, l'idée de repeindre la sienne en violet lui traversa alors la tête, il en sourit. Non pas qu'il n'aimait pas avoir une maison comme les autres mais ... c'était ça en fait ! Puis, de toute façon, le violet c'était joli non ? Ses pas étaient légers et enjoués. Le froid lui donnait une peau plus pale qu'elle ne l'étaient déjà et cela accentuait ironiquement le rose de ses lèvres.
Bientôt, Tom vit se dessiner une maison qui ne contrastait nullement par rapport aux autres, au contraire, celle-ci semblait rayonner de ressemblance avec ses voisines. Un sourire se forma sur ses lèvres quand il traversa l'allée qui menait à la porte. Apparemment, Rebecca n'était pas encore réveillée vu qu'il ne semblait avoir aucun signe de vie dans la maison. Arrivé au perron, il sonna et attendit une minute ... deux minutes ... trois minutes – il commençait à s'impatienter - ... quatre minutes – il sonna encore une fois en appuyant plus fort et plus longtemps – ... cinq minutes – il tapa du pied et souffla dans ses mains - ... au bout d'une dizaine de minutes – qui lui parurent une éternité – il prit son portable et commença à composer le numéro de Rebecca en tapant rageusement sur les touches, une scène de meurtre dans l'esprit.
***

All that I'm living for !
All that I'm dying for !
All that I can't ignore alone at night !
I can feel the night beginning ...


Une main émergea de la couette blanche avant de prendre le portable et d'ouvrir le clapet – ce qui eut pour effet d'arrêter la musique.

- Oui allo ?
- Je sais pas où t'es mais je te conseille de quitter le pays avant que je ne retrouve !
grogna une voix que Rebecca reconnut comme celle de Tom.
- Euh ... késkispass ?
- Il se passe Madame que je suis devant ta maison en ce moment et que je me les gèle depuis quinze minutes ...


Rebecca parut réfléchir un instant. Son amant endormi la tenait assez fermement sa taille contre lui et celui-ci ne semblait pas vouloir la lâcher, d'ailleurs elle ne voulait pas être lâchée. Mais soudain, un tilt se fit dans son esprit et elle rougit. De l'autre côté de la ligne, Tom vociférait toujours suite à ce qu'il appelait « poser un lapin aussi gros que ses bijoux de famille – qui, d'après lui, étaient en train de congeler sur place – » bref ! que de choses intéressantes.

- Euh ... écoute Tom ...
chuchota-t-elle je suis chez ton frère en ce moment et ...
- QUOI ?
- Tu sais ton frère ! Celui qu'a les cheveux bruns et qu'est presque constamment maquillé ?
- Je sais encore qui est mon frère !
- Oui ... donc je te disais que ...
- Ok ! J'arrive !
- Je te dis que j'arrive merde ! Je serai là dans ... vingt minutes !
- Je ne vais pas attendre vingt minutes !
- Si !
répondit-elle sèchement.

Elle raccrocha et reposa son téléphone sur une table de chevet. Elle se retourna vers Bill qui dormait encore paisiblement et s'attendrit devant le visage d'ange qu'avait celui-ci. Normalement, il devait déjà être en cours mais à chaque fois qu'ils faisaient l'amour, Bill prenait un malin plaisir à rester dans son lit toute la matinée et n'émergeait pas avant deux heures de l'après-midi. Et aujourd'hui était le cas. Rebecca soupira doucement avant d'essayer de se lever sans réveiller son amant. Après être sortie du lit, elle enfila ses sous-vêtements avant de se rendre sous la douche. Elle y mit cinq minutes et se sécha rapidement avant de fouiller les affaires de son peut-être futur mari à la recherche de certains de ses jeans ou T-shirt qu'elle y a laissé. Elle y trouva son bonheur et en sortit un débardeur bleu, un jean slim et un pull à col roulé noir – elle qui pensait qu'elle l'avait perdu !. Elle s'habilla vite et au moment de quitter la chambre, elle posa un dernier regard sur Bill qui roupillait encore, elle sourit.
***

Hidley n'avait vraiment rien d'exceptionnel pour une jeune femme. En tout cas, c'était ce qu'elle pensait. Des cheveux bruns – presque roux –, des yeux noisettes en amande, un nez droit et des lèvres plutôt fines, et pourtant, beaucoup se plaisaient à dire qu'elle était vraiment magnifique. Remarques que son petit ami n'aimait pas du tout – mais alors pas du tout – entendre de la part d'autres personne que lui-même. Drake, lui, était un tombeur. Blond – ou même blanc –, les yeux entre le bleu et le gris, le nez droit et fin et un physique « à tout casser », – comme le disait souvent Hidley – il faisait un charme fou – souvent sans faire exprès – au personnes qui l'entouraient. Et justement, Hidley était tombée dans le piège ... mais après plusieurs mois seulement.
Pour en revenir à notre histoire, Hidley se trouvait à présent en cours, et était agacé du fait que son Drakichou – elle l'appelait souvent ainsi pour l'embêter – n'était pas venu en cours ce matin sans la prévenir. Bien sûr, Drake s'amusait à sauter plusieurs cours – ce qu'elle ne manquait jamais de lui réprimander – mais d'habitude, il lui disait en avance auquel il assisterait ou non. Elle va lui faire bouffer sa chemise quand il serait là ! En attendant, le professeur – Binns il s'appelait mais les étudiants s'amusaient à le surnommer Beans – faisait encore une dérivation de la leçon à sa propre vie qui intéressait nullement les jeunes – pour la plupart en train de s'affaler copieusement sur leur table ou de dessiner sur leur cahier, on se croirait encore au lycée !.
Le cours fini, elle sortit de la salle pour se rendre à une autre. En chemin, elle alluma son téléphone, tapa le code et quand celui-ci fut totalement opérationnel, un bip strident fit sursauter les élèves alentours – qui ne manquèrent pas de lui adresser un regard noir et quelques reproches. Le message était de Drake. Hidley se refrogna.

« Slt ! Je suis vraiment désolé de ne pas êtr en coure. Je ne peut pas toute la journée, mais rejois-moi au Neptune tout à l'heur vers 20h. Jtm »

Comment osait-il l'inviter au Neptune après ce qu'il venait de faire ? Elle allait le tuer, le massacrer, le trucider, l'incinérer, le pendre et tout autre joyeuseté de son invention ! En attendant, elle devait se concentrer sur son cours d'Astronomie.

***

Bill se réveilla doucement et tâtonna sur ce qui était censé être l'endroit om Rebecca se trouvait. Il fronça les sourcils, toujours les yeux fermés. Personne. Il se leva alors brusquement et fit balaya la pièce d'un regard, s'attardant un peu sur la porte de sa chambre. Toujours personne. Mais ! Il y avait l'un de ces fameux petits feuillets jaunes collé à la porte. Il se leva et le lut sans le détacher de sa place.

« Bonjour ! Contente que tu sois réveillé. J'imagine qu'il doit être 14 heures xD ! Si tu veux savoir où je suis et POURQUOI je ne suis pas là, t'as qu'à appeler ton frère ! (je vais le trucider un jour ce mec ... ou le pendre avec ses propres dreads ! »

Bill ne se le fit pas redire et prit son téléphone qui était sous son oreiller. Au passage, il remarqua qu'il n'était que dix heures du matin. Il composa le numéro de son frère – en pensant que celui-ci pouvait être en ce moment pendu quelque part dans sa maison totalement chauve.


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J'espère que ça vous a plu !
# Posté le mardi 10 juin 2008 11:12
Modifié le mardi 10 juin 2008 11:47