[Musique : Do you know - Enrique Iglesias]
Je m'attendais à tout, mais pas à ça. Chose à ne pas faire : ouvrir la bouche bêtement et la dévisager. Donc, je ferme la bouche et regarde ailleurs, du coup, mes chaussures prennent un intérêt qui, jusque là, je ne leur ai pas encore connus. Je ne sais pas trop comment continuer cette conversation qui – malgré moi – était déjà partie en vrille. Alors ... résumons la situation, ou du moins, la mienne : je suis chez Sharon pour une pseudo liaison avec mon petit frère – qui n'est pas si petit que ça, soit dit en passant – et, elle vient de me dire directement, franchement, honnêtement (et tout ce que vous voulez) qu'elle est lesbienne, ou du moins bisexuelle. Comment devrais-je accueillir cette nouvelle ? Sourire comme un con et lui dire que je dois partir ? Ou bien rester là comme un con ? De toute façon, ça reviendrai au même : j'aurais l'air con. Non pas que je sois homophobe, non, au contraire, mais je suis pas homo non plus – en tout cas, jusqu'aux dernières nouvelles – mais seulement, c'est la première fois de toute ma vie que quelqu'un me dit ça comme ça, et je sais pas trop comment réagir.
Je vois Sharon se tortiller comme une carpe – excusez-moi la comparaison débile mais, mon cerveau n'est pas capable de vous fournir autre chose pour le moment – et le rouge lui monte jusqu'aux oreilles. J'ai toujours fait mon effet, je sais, mais là, ce n'est pas moi.
Je m'éclaircis la voix – comme si elle était sombre – et j'interromps le silence qui, entre nous, commençais à devenir insupportable :
- ah ... et ... euh ... tu ... tu ...
Il y a des moments où je suis désespéré par moi-même ... comme celui-ci par exemple. Je donnerai tout pour avoir le courage de partir en courant et retraverser l'Atlantique pour revenir dans mon Allemagne chéri ... . C'est comme si je faisais un retour en arrière quand Bill m'a annoncé, il y a quatre ans, qu'il était bisexuel. Ça m'a fait le même choc. Non pas que je n'acceptais pas le fait que mon frère puisse avoir de l'attirance pour un homme et pour Georg (mon meilleur ami qui est resté à Berlin parce que sa fiancée ne voulait pas venir à New York – fiancée qui n'est autre qu'une salle pouffe, soit dit en passant –). Le problème quand Bill m'a annoncé ça c'est que je ne savais pas comment réagir. J'ai seulement murmuré un « ok » et j'ai changé de sujet illico presto, je n'ai pu encaissé le coup qu'une semaine plus tard – semaine durant lequel j'ai essayer le plus possible d'éviter autant mon frère que le regard impénétrable et qui te fait glacer le sang dont seul lui est capable. Donc vous voyez, là, je ne sais pas trop si je dois dire un « ok » avec Sharon, qui, d'ailleurs, me regarde bizarrement depuis un certain moment, l'air de dire « c'est pas vrai, je le connais pas ce mec là ». Vu que je ne me décide pas, je pense qu'elle a pris les devants :
- Bon ... écoute Tom ... c'est pas que je m'ennuie, mais j'ai passé une journée très remplie vois-tu ? Donc, je dois aller dormir ... je veux pas te renvoyer ... mais voilà quoi ! puis ... ne t'inquiète pas ... entre moi et ton frère il n'y a rien ... euh ....
Celle-là, elle est bonne. Elle me renvoie de chez elle parce que ... parce que voilà ! Bon bah ... on va pas s'éterniser aussi hein ! Sinon, les flics vont rappliquer et là, je vais me prendre une baffe magistrale venant de mon pater. Bref, je la vois se lever, je fais de même. On retraverse le hall à peine éclairé et une minute plus tard, je me retrouve dehors et je me les gèle. Je cours vers ma maison, de peur de devenir un bloc de glace et je rentre. Le hall est plongé dans l'obscurité total et je cherche à tâtons l'interrupteur. Mais je renonce et préfère aller dans ma chambre, à la lumière de mon portable.
Je vois Sharon se tortiller comme une carpe – excusez-moi la comparaison débile mais, mon cerveau n'est pas capable de vous fournir autre chose pour le moment – et le rouge lui monte jusqu'aux oreilles. J'ai toujours fait mon effet, je sais, mais là, ce n'est pas moi.
Je m'éclaircis la voix – comme si elle était sombre – et j'interromps le silence qui, entre nous, commençais à devenir insupportable :
- ah ... et ... euh ... tu ... tu ...
Il y a des moments où je suis désespéré par moi-même ... comme celui-ci par exemple. Je donnerai tout pour avoir le courage de partir en courant et retraverser l'Atlantique pour revenir dans mon Allemagne chéri ... . C'est comme si je faisais un retour en arrière quand Bill m'a annoncé, il y a quatre ans, qu'il était bisexuel. Ça m'a fait le même choc. Non pas que je n'acceptais pas le fait que mon frère puisse avoir de l'attirance pour un homme et pour Georg (mon meilleur ami qui est resté à Berlin parce que sa fiancée ne voulait pas venir à New York – fiancée qui n'est autre qu'une salle pouffe, soit dit en passant –). Le problème quand Bill m'a annoncé ça c'est que je ne savais pas comment réagir. J'ai seulement murmuré un « ok » et j'ai changé de sujet illico presto, je n'ai pu encaissé le coup qu'une semaine plus tard – semaine durant lequel j'ai essayer le plus possible d'éviter autant mon frère que le regard impénétrable et qui te fait glacer le sang dont seul lui est capable. Donc vous voyez, là, je ne sais pas trop si je dois dire un « ok » avec Sharon, qui, d'ailleurs, me regarde bizarrement depuis un certain moment, l'air de dire « c'est pas vrai, je le connais pas ce mec là ». Vu que je ne me décide pas, je pense qu'elle a pris les devants :
- Bon ... écoute Tom ... c'est pas que je m'ennuie, mais j'ai passé une journée très remplie vois-tu ? Donc, je dois aller dormir ... je veux pas te renvoyer ... mais voilà quoi ! puis ... ne t'inquiète pas ... entre moi et ton frère il n'y a rien ... euh ....
Celle-là, elle est bonne. Elle me renvoie de chez elle parce que ... parce que voilà ! Bon bah ... on va pas s'éterniser aussi hein ! Sinon, les flics vont rappliquer et là, je vais me prendre une baffe magistrale venant de mon pater. Bref, je la vois se lever, je fais de même. On retraverse le hall à peine éclairé et une minute plus tard, je me retrouve dehors et je me les gèle. Je cours vers ma maison, de peur de devenir un bloc de glace et je rentre. Le hall est plongé dans l'obscurité total et je cherche à tâtons l'interrupteur. Mais je renonce et préfère aller dans ma chambre, à la lumière de mon portable.
***
Rebecca se trouvait devant ce même immeuble où elle venait tant de fois. Elle respira profondément en regardant le building dans toute sa longueur. Elle sourit instinctivement avant de rentrer dans le hall luxueux, encore éclairé. Un homme d'une trentaine d'années se tenait derrière un comptoir capitonné en faux cuir rouge sang. Celui-ci la reconnut et lui sourit. Rebecca ne répondit pas et s'engouffra dans l'ascenseur où elle appuya sur le bouton, en direction du cinquième étage.
Le couloir était assez large, vu que chaque étage ne comportait que deux gigantesques appartements luxueux. Elle s'avança petit à petit, le c½ur battant fort comme s'il voulait sortir et courir à toute jambe loin, très loin. Elle resserra son étreinte sur son sac à main et arriva devant une porte où il était clairement écrit 5A, soit cinquième étage, appartement A, à sa droite, un petit panneau indiquait clairement le propriétaire de celui-ci. « Bill Kaulitz » était affiché en lettres dorées. A cette lecture, un frisson parcourut tout son corps, et son c½ur faisait vraiment tout pour s'échapper de cette prison qu'était la poitrine de la blonde. Celle-ci hésita d'ailleurs un moment à sonner. Il était très tard. Bill dormait sûrement. Elle n'avait aucune raison de venir le voir. Mais ... avait-on vraiment besoin d'une raison ou d'une excuse quelconque pour venir voir la personne qu'on aime ... même au milieu de la nuit ? Elle s'apprêta à partir, quand, un élan de courage la fit appuyer sur la sonnerie, à sa gauche. Sonnerie qu'elle entendit d'ailleurs à travers la porte en bois de chêne.
Plusieurs minutes d'attente plusieurs – minutes durant lesquelles son c½ur ma martyrisait et le risque d'évanouissement était en alerte rouge à chaque secondes – un déclic se fit entendre. La porte s'ouvrit lourdement sur un jeune homme dont les yeux étaient mi-clos, les cheveux noirs en bataille et vêtu d'un T-shirt froissé et d'un jean. Rebecca crut que son c½ur la lâcherait juste à ce moment, mais rien ne se produisit. Ils se regardèrent tous les deux sans dire un mot, puis au bout de quelques secondes, un sourire apparut sur le visage de la blonde.
- Je te dérange ?
- Attend voir ... j'étais en train de rêver de ... toi ... quand je me suis réveillé, je me suis pris la porte sur la gueule ... il est presque minuit et ... tu me demandes si tu me déranges ?
- Oh ... je ... pars alors ... murmura-t-elle, rouge de honte.
- Non ... entre ...
Il s'écarta pour la laisser passer. Bill a toujours été un grand romantique, cela se voyait autant dans ses réactions, ses paroles, ses actes, la musique qu'il écoutait et même ... dans la décoration de son appartement. En effet, la première pièce se situait sur deux niveaux, le premier étant celle où se trouve la porte et qui faisait office de salon. Un sofa en cuir beige, une télé écran plasma, un tapis d'on ne sait quelle valeur et une bibliothèque où les livres étaient dans un rangement impeccable. Une table à manger d »une valeur à peine imaginable occupait le deuxième niveau où des baies vitrées offraient une vue incroyable sur New York. A droite de la table, on trouvait une cuisine façon américaine, kitchenette disent-ils. Dans tout ça, des peintures de style contemporain ornaient les murs blancs.
Rebecca se retourna vers son amant, qui lui souriait, vous savez le sourire qui vous fait fondre en moins d'une seconde ? Bah ... c'était celui-là. Et sans qu'elle ne sût pourquoi – impulsion incontrôlable peut-être – elle l'embrassa avec fougue. Le brun, n'étant pas contre, répondit à ce baiser et bientôt, leurs vêtements se retrouvèrent éparpillés dans tout l'appartement.
Le couloir était assez large, vu que chaque étage ne comportait que deux gigantesques appartements luxueux. Elle s'avança petit à petit, le c½ur battant fort comme s'il voulait sortir et courir à toute jambe loin, très loin. Elle resserra son étreinte sur son sac à main et arriva devant une porte où il était clairement écrit 5A, soit cinquième étage, appartement A, à sa droite, un petit panneau indiquait clairement le propriétaire de celui-ci. « Bill Kaulitz » était affiché en lettres dorées. A cette lecture, un frisson parcourut tout son corps, et son c½ur faisait vraiment tout pour s'échapper de cette prison qu'était la poitrine de la blonde. Celle-ci hésita d'ailleurs un moment à sonner. Il était très tard. Bill dormait sûrement. Elle n'avait aucune raison de venir le voir. Mais ... avait-on vraiment besoin d'une raison ou d'une excuse quelconque pour venir voir la personne qu'on aime ... même au milieu de la nuit ? Elle s'apprêta à partir, quand, un élan de courage la fit appuyer sur la sonnerie, à sa gauche. Sonnerie qu'elle entendit d'ailleurs à travers la porte en bois de chêne.
Plusieurs minutes d'attente plusieurs – minutes durant lesquelles son c½ur ma martyrisait et le risque d'évanouissement était en alerte rouge à chaque secondes – un déclic se fit entendre. La porte s'ouvrit lourdement sur un jeune homme dont les yeux étaient mi-clos, les cheveux noirs en bataille et vêtu d'un T-shirt froissé et d'un jean. Rebecca crut que son c½ur la lâcherait juste à ce moment, mais rien ne se produisit. Ils se regardèrent tous les deux sans dire un mot, puis au bout de quelques secondes, un sourire apparut sur le visage de la blonde.
- Je te dérange ?
- Attend voir ... j'étais en train de rêver de ... toi ... quand je me suis réveillé, je me suis pris la porte sur la gueule ... il est presque minuit et ... tu me demandes si tu me déranges ?
- Oh ... je ... pars alors ... murmura-t-elle, rouge de honte.
- Non ... entre ...
Il s'écarta pour la laisser passer. Bill a toujours été un grand romantique, cela se voyait autant dans ses réactions, ses paroles, ses actes, la musique qu'il écoutait et même ... dans la décoration de son appartement. En effet, la première pièce se situait sur deux niveaux, le premier étant celle où se trouve la porte et qui faisait office de salon. Un sofa en cuir beige, une télé écran plasma, un tapis d'on ne sait quelle valeur et une bibliothèque où les livres étaient dans un rangement impeccable. Une table à manger d »une valeur à peine imaginable occupait le deuxième niveau où des baies vitrées offraient une vue incroyable sur New York. A droite de la table, on trouvait une cuisine façon américaine, kitchenette disent-ils. Dans tout ça, des peintures de style contemporain ornaient les murs blancs.
Rebecca se retourna vers son amant, qui lui souriait, vous savez le sourire qui vous fait fondre en moins d'une seconde ? Bah ... c'était celui-là. Et sans qu'elle ne sût pourquoi – impulsion incontrôlable peut-être – elle l'embrassa avec fougue. Le brun, n'étant pas contre, répondit à ce baiser et bientôt, leurs vêtements se retrouvèrent éparpillés dans tout l'appartement.
***
Cette nuit-là, six âmes s'endormirent avec des sentiments différents mais un même rêve : se réveiller demain avec le sentiment que tout se passerait bien dans leur vie respectif.
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Voilà la fin du chapitre 4 ! Je suis énormément désolé de ne pas poster régulièrement, mais j'ai le brevet blanc lundi donc ... mais je vous promet que à partir de Mardi, le rythme d'un article par jour reprendra ! Voilà, Gros Bizou à vous toutes et j'espère que ce chapitre n'est pas trop décevant !
P.S : pas de pix avant Samedi, désolé !
