[Music : New Soul - Yael Naim]
4.
Ah dieu ! Il était en retard ! Oh qu'il avait mal au dos ! Putain de canapé à la con va ! Il se leva péniblement et courut vers la douche. Il en sortit quelques minutes plus tard et alla s'habiller rapidement. Sept heures quinze, il rentrait à huit heures alors que l'école de stylisme se trouvait à trente minutes de chez lui ! Pas le temps de se lisser les cheveux, puis, pas vraiment besoin. Il se coiffa avec hâte et mis une touche de fond de teint, il se maquillerait dans la voiture ... faite qu'il y ait un feu rouge ! Pour une fois que ça lui servirait !
Il était sept heures quarante quand il sortit de chez lui, un sac sur le dos et des lunettes sur le nez. Il appuya sur le bouton de l'ascenseur, mais celui-ci ne voulait pas s'ouvrir. Bill commença alors à l'insulter de tous les noms possibles et imaginables, comme si cela servirait à quelque chose. L'ascenseur s'ouvrit bientôt et Bill appuya sur « sous-sol ».
Sa voiture était rangée près de la sortie, il s'y précipita. L'auto sortit du parking souterrain peu après et roula rapidement. Comme prévu, un feu rouge le stoppa au coin de rue, il en profita pour se maquiller, mais à peine eut-il finit son premier ½il que le feu vert autorisait la circulation de son côté. Il échappa un « merde » avant d'appuyer sur l'accélérateur.
L'école supérieure de stylisme international se dessina bientôt devant lui. Il se rangea à l'un des nombreux parkings encore vides. Huit heures cinq ! Son ½il gauche n'était pas maquillé ! Et merde ! Il sortit vite fait son eye-liner et commença à faire très vite – mais agilement cependant – le contour de cet ½il. Trois minutes plus tard, il sortit de la voiture et se rendit presque en courant vers sa salle, ce matin, c'était cours de dessin, l'un de ses préférés, mais le prof était très chiant ...
Il ouvrit la porte avec une violence qui lui était peu habituelle. Dès qu'il entra, les regards furent tous portés sur lui. Ok, il l'admettait : il était magnifiquement beau, mais quand même !
Il était sept heures quarante quand il sortit de chez lui, un sac sur le dos et des lunettes sur le nez. Il appuya sur le bouton de l'ascenseur, mais celui-ci ne voulait pas s'ouvrir. Bill commença alors à l'insulter de tous les noms possibles et imaginables, comme si cela servirait à quelque chose. L'ascenseur s'ouvrit bientôt et Bill appuya sur « sous-sol ».
Sa voiture était rangée près de la sortie, il s'y précipita. L'auto sortit du parking souterrain peu après et roula rapidement. Comme prévu, un feu rouge le stoppa au coin de rue, il en profita pour se maquiller, mais à peine eut-il finit son premier ½il que le feu vert autorisait la circulation de son côté. Il échappa un « merde » avant d'appuyer sur l'accélérateur.
L'école supérieure de stylisme international se dessina bientôt devant lui. Il se rangea à l'un des nombreux parkings encore vides. Huit heures cinq ! Son ½il gauche n'était pas maquillé ! Et merde ! Il sortit vite fait son eye-liner et commença à faire très vite – mais agilement cependant – le contour de cet ½il. Trois minutes plus tard, il sortit de la voiture et se rendit presque en courant vers sa salle, ce matin, c'était cours de dessin, l'un de ses préférés, mais le prof était très chiant ...
Il ouvrit la porte avec une violence qui lui était peu habituelle. Dès qu'il entra, les regards furent tous portés sur lui. Ok, il l'admettait : il était magnifiquement beau, mais quand même !
- M. Kaulitz ... en retard, comme d'habitude ! gronda le professeur
- On ne change pas les bonnes habitudes monsieur.
Bill alla s'asseoir à sa place. Il était le major de sa promotion, mais son attitude et son air supérieur – même s'il ne faisait pas exprès – déplaisaient autant aux autres étudiants qu'à ses professeurs.
***
Rebecca venait de sortir de chez elle. Il faisait plus froid que hier. Mais d'un côté, c'était normal : Noël serait dans deux semaines. Elle l'attendait avec impatience ! Elle prit la direction opposée à celui qui va vers le centre-ville et s'enfonça un peu plus dans la banlieue. Elle frissonnait un peu quand une légère brise vint jouer avec ses cheveux blonds. Les talons de ses bottes faisaient un drôle de bruit sur le bitume où il y avait encore des traces de l'orage de la veille. Elle détournait les flaques d'eau habillement, et elle en sautait d'autres en faisant voler ses cheveux. Elle était très belle Rebecca, même quand le froid rendait sa peau presque fantomatique, ses lèvres restaient d'une rougeur sanguine, cela la rendait presque morbide ... mais dieu sait qu'elle était magnifique !
Elle arriva bientôt devant une villa basse où elle sonna deux fois, il était neuf heures trente. Elle attendit dix bonnes minutes avant que l'on ne l'ouvrât.
Elle arriva bientôt devant une villa basse où elle sonna deux fois, il était neuf heures trente. Elle attendit dix bonnes minutes avant que l'on ne l'ouvrât.
***
Katrin était en laboratoire, en train de développer certaines photos pour son cours. Elle prit soin de ne pas se mettre les produits partout et de ne pas trop laisser les négatifs dans le bac. Bientôt, les photos qui en sortirent furent tout simplement magnifiques. Une touche de rosée par-ci, un ciel azur par-là et des noirs et blancs pour les plus belles. Elle sourit, fière de son travail. Elle sortit du laboratoire, laissant les photos dedans mais en emmenant son appareil avec elle. Un appareil qui datait d'on ne sait combien d'années, de ceux qui ont encore une pellicule. Elle en avait deux, un qui était numérique et un autre à pellicule, mais le plus vieux était le plus cher à ses yeux ... c'était son père qui le lui avait offert à ses douze ans. Elle se rendit dans l'une des nombreuses salles de cour, l'Art visuel y était enseigné.
***
Sharon avait quitté son domicile très tôt le matin. Elle s'engouffra dans sa voiture et partit en direction d'un endroit qu'elle connaissait presque par c½ur. Elle y arriva vers six heures. Elle sortit et entra. Les pierres tombales avaient un air totalement funeste et pourraient glacer le sang à n'importe qui. N'importe qui à part Sharon. Elle marcha le long de l'allée, à travers les croix blanches hostiles devant lesquelles des fleurs fanées et décolorées par le temps essayaient encore de survivre au vent froid de l'hiver. Les mains dans les poches, Sharon marchait tête haute. De l'autre côté du cimetière, le gardien la regardait s'avancer parmi tous ces morts, c'était ainsi chaque semaine. Un rituel. Elle s'arrêta devant l'une des pierres tombales, les restes d'un bouquet de roses blanches devant. Aujourd'hui, elle n'amenait rien, seulement un c½ur lourd en sentiments, et les quelques larmes habituelles.
Elle s'agenouilla doucement, les larmes perlaient déjà au coin de ses yeux verts. Elle effleura la pierre tombale de sa main gauche, ses mains glissèrent doucement sur chaque lettre et en redessinaient les contours : « Rachel Kipling ». Elle se remémora alors ces années passées avec elle. Chacun de ses sourires faisait naître le sien. Ses rires étaient contagieux et ses mots la rendaient tout simplement malade. Ses regards étaient une explosion de plaisir, dès fois trop intense. Rachel c'était tout ça à la fois, un rien dans un monde qui était tout pour elle. Elle l'avait aimée autant qu'il était possible d'aimer une personne. Il y a des moments qui figurent dans votre éternité.
Elle retourna chez elle quelques minutes plus tard, se remit en pyjama et se rendormit sur le canapé, il était sept heures.
Elle s'agenouilla doucement, les larmes perlaient déjà au coin de ses yeux verts. Elle effleura la pierre tombale de sa main gauche, ses mains glissèrent doucement sur chaque lettre et en redessinaient les contours : « Rachel Kipling ». Elle se remémora alors ces années passées avec elle. Chacun de ses sourires faisait naître le sien. Ses rires étaient contagieux et ses mots la rendaient tout simplement malade. Ses regards étaient une explosion de plaisir, dès fois trop intense. Rachel c'était tout ça à la fois, un rien dans un monde qui était tout pour elle. Elle l'avait aimée autant qu'il était possible d'aimer une personne. Il y a des moments qui figurent dans votre éternité.
Elle retourna chez elle quelques minutes plus tard, se remit en pyjama et se rendormit sur le canapé, il était sept heures.
***
Alexis commençait vraiment à s'énerver. Il avait une envie folle de dormir, mais la dame devant lui ne cessait pas de discuter au téléphone depuis une bonne vingtaine de minutes. Mais non seulement elle parlait d'une voix aiguë mais elle frôlait les hurlements de joie des fois. Son maquillage exagéré lui donnait un air d'animatrice d'une mauvaise émission à la télévision. Ses cheveux roux attachés en chignon et ses longs ongles donnait une impression d'être devant une Mylène Farmer, mais en pire. Exaspérant .... Mais de plus, celle-ci ne semblait pas vraiment être au courant qu'elle fût la raison de tout cela.
Désespéré, Alexis se leva et changea de place, le plus loin possible de celle-là ! Le train arriverait à Strasbourg dans moins de deux heures. Il s'assit près d'un jeune homme d'une quinzaine d'années qui ne semblait pas lui porter d'attention. Il s'endormit dix minutes plus tard.
Désespéré, Alexis se leva et changea de place, le plus loin possible de celle-là ! Le train arriverait à Strasbourg dans moins de deux heures. Il s'assit près d'un jeune homme d'une quinzaine d'années qui ne semblait pas lui porter d'attention. Il s'endormit dix minutes plus tard.
***
Tom et Rebecca sortirent de la villa. Ils iraient ensemble chez le concessionnaire automobile. Il prendraient un taxi ... mais sauf que il n'y avait pas beaucoup de taxi dans la banlieue résidentielle de New York ... formidable ! Il faudrait marcher pendant une bonne quinzaine de minutes ! Tom et Rebecca se regardant, cherchant dans l'autre ce qu'il faudrait faire, car Rebecca n'avait envie de se faire quinze minutes de marche, alors que Tom n'était pas contre.
- C'est pas comme si une voiture va tomber du ciel aussi ! argumenta Tom, en levant les yeux vers le ciel plutôt nuageux.
- Bah ... pourquoi pas ? c'est pas toi qui mets des talons hauts !
- On va chez toi et tu mets des baskets !
- Soit pas idiot Tom !
- Mais que veux-tu que je fasse bordel !
- Je sais pas moi ... murmura Rebecca en regardant par terre et en tournant les pouces, Tom craqua.
- Ok ... t'aurais pas le numéro d'une compagnie de taxi alors ?
- Non ...
Tom soupira et murmura un « c'est chiant les femmes » avant de retourner chez lui, mais se rendit compte qu'il n'avait pas d'annuaire. Quelle veine ! Il jura fortement avant de traverser la rue et d'aller frapper à la maison d'en face. Sharon se présenta à la porte quelques minutes plus tard, en pyjama bleu, les cheveux non coiffés et quelques cernes autour des yeux. Tom manqua d'exploser de rire.
- Oh merde ! cria Sharon avant de se refermer la porte précipitamment.
De l'autre côté de la route, Rebecca était pliée de rire à s'en étouffer. Des larmes perlaient déjà au bord de ses yeux, et quand elle se calma, la porte d'en face se rouvrit.
- Désolé, dit Sharon, rouge de honte.
- Non, c'est bon ... euh ... t'aurais pas un annuaire s'il te plait ?
Sharon fut surprise par la question. Elle posa un regard interrogateur sur Tom et puis sur Rebecca qui lui faisait signe en souriant – comme une conne pensait Sharon – mais elle ne dit rien, et rentra dans sa maison, laissant Tom devant la porte. Quelques minutes plus tard, la porte se rouvrit et Sharon reparut en jean et en t-shirt, un annuaire datant de l'année précédente dans les mains. Elle le tendit au dreadé. Ce dernier la remercia et repartit. Arrivé près de la blonde, Tom commença à feuilleter l'annuaire qui ressemblait plus à un dictionnaire qu'à autre chose. Bientôt il trouva la page et téléphona. Il avait besoin d'un taxi ... à Brooklyn* ... oui, c'est ça ... dans dix minutes ? très bien ... le seizième ... au revoir. Tom raccrocha, traversa encore la rue et sonna encore chez Sharon. Celle-ci fut à la porte quelques secondes plus tard. Tom lui rendit son bien, et après quelques mercis, retourna près de Rebecca.
- C'est pas comme si une voiture va tomber du ciel aussi ! argumenta Tom, en levant les yeux vers le ciel plutôt nuageux.
- Bah ... pourquoi pas ? c'est pas toi qui mets des talons hauts !
- On va chez toi et tu mets des baskets !
- Soit pas idiot Tom !
- Mais que veux-tu que je fasse bordel !
- Je sais pas moi ... murmura Rebecca en regardant par terre et en tournant les pouces, Tom craqua.
- Ok ... t'aurais pas le numéro d'une compagnie de taxi alors ?
- Non ...
Tom soupira et murmura un « c'est chiant les femmes » avant de retourner chez lui, mais se rendit compte qu'il n'avait pas d'annuaire. Quelle veine ! Il jura fortement avant de traverser la rue et d'aller frapper à la maison d'en face. Sharon se présenta à la porte quelques minutes plus tard, en pyjama bleu, les cheveux non coiffés et quelques cernes autour des yeux. Tom manqua d'exploser de rire.
- Oh merde ! cria Sharon avant de se refermer la porte précipitamment.
De l'autre côté de la route, Rebecca était pliée de rire à s'en étouffer. Des larmes perlaient déjà au bord de ses yeux, et quand elle se calma, la porte d'en face se rouvrit.
- Désolé, dit Sharon, rouge de honte.
- Non, c'est bon ... euh ... t'aurais pas un annuaire s'il te plait ?
Sharon fut surprise par la question. Elle posa un regard interrogateur sur Tom et puis sur Rebecca qui lui faisait signe en souriant – comme une conne pensait Sharon – mais elle ne dit rien, et rentra dans sa maison, laissant Tom devant la porte. Quelques minutes plus tard, la porte se rouvrit et Sharon reparut en jean et en t-shirt, un annuaire datant de l'année précédente dans les mains. Elle le tendit au dreadé. Ce dernier la remercia et repartit. Arrivé près de la blonde, Tom commença à feuilleter l'annuaire qui ressemblait plus à un dictionnaire qu'à autre chose. Bientôt il trouva la page et téléphona. Il avait besoin d'un taxi ... à Brooklyn* ... oui, c'est ça ... dans dix minutes ? très bien ... le seizième ... au revoir. Tom raccrocha, traversa encore la rue et sonna encore chez Sharon. Celle-ci fut à la porte quelques secondes plus tard. Tom lui rendit son bien, et après quelques mercis, retourna près de Rebecca.
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* : Brooklyn est plutôt une sorte d'arrondissement plutôt riche et aisée qu'un quartier (comme Manhattan, le Bronx et le Queens), mais, ne voulant pas me casser la tête à chercher le nom d'un quartier dans Brooklyn, disons que c'est un quartier riche et aisée.
P.S : on m'a demandé si j'avais d'autres blogs, donc, mes one-shots, et mon blog perso.
* : Brooklyn est plutôt une sorte d'arrondissement plutôt riche et aisée qu'un quartier (comme Manhattan, le Bronx et le Queens), mais, ne voulant pas me casser la tête à chercher le nom d'un quartier dans Brooklyn, disons que c'est un quartier riche et aisée.
P.S : on m'a demandé si j'avais d'autres blogs, donc, mes one-shots, et mon blog perso.

