Chapitre 2, suite et fin

Chapitre 2, suite et fin
[Music : American Idiot - Green Day]

Son appareil photo en main, Katrin essayait d'avoir une belle vue de Paris via la Tour Eiffel, mais les touristes étant assez nombreux, il était difficile de prendre une seule photo sans que quelqu'un ne soit passé au moment où elle appuyait enfin sur ce fichu bouton. Au bout d'une demi heure, elle renonça et descendit la tour. Elle voulait rentrer chez elle, mais avec le peu d'argent qu'elle avait, cela ne servirait à rien de chercher un taxi. Elle était venue à pied jusqu'ici, en partant de Clichy, donc, elle retournerait de la même façon, elle en avait tout le temps et marcher un peu lui ferait beaucoup de bien.
Le téléphone fixe était en train de sonner quand elle franchit la porte de son appartement. Elle s'y précipita et décrocha.

- Allo ?
- Katy ! ça va ?
hurlait une voix aiguë de l'autre coté de la ligne.
- Salut Déborah ! oui ça va, et toi ?
- Ça fait cinq fois que je t'appelle bon dieu !
- Désolé ... que puis-je faire pour toi ?
- Tu peux me garder Tobby pendant quelques mois ? Je pars en voyage !
- Ah ! Tu vas où ?
- Tokyo ! alors ?
- Oui, c'est ok !
- Merci, je te le ramène demain !
- Très bien


Tobby, c'était son chien à Déborah. Un coton de Madagascar blanc qui sautait sur tout ce qui bougeait. Katrin se demandait toujours comment Déborah pouvait-elle aimer ce genre d'animal. Elle se demandait aussi pourquoi venait-elle d'accepter.

***

Treize heures pile ! En fin de compte, il n'était pas en retard. Bill entra dans l'aéroport et se dirigea vers la salle de débarquement. Le vol qui contenait Tom venait d'atterrir, il paraîtra sûrement dans cinq ou dix minutes. Effectivement, le jeune homme fut en face de lui huit minutes plus tard.

- Alors, comment va cette chère Rebecca ? s'informa Tom avec un sourire enjoué.
- Bonjour ! Moi aussi je suis content de te revoir !
- Qui t'as dit que je suis content de te voir ?
- Sinon, t'aurais pas ce sourire con sur tes lèvres !
- T'as pas changé mon vieux !


Ils s'enlacèrent avant de partir tous les deux en direction de la sortie. La voiture était garée un peu plus loin. Bill s'installa derrière le volant, que Tom aurait bien voulu prendre, craignant sa mort.

- Tu as fait des efforts niveau conduite, avoua le dreadé dès qu'ils furent au centre ville.
- Je conduisais si mal que ça ?
- Tu veux la vérité qui blesse et le mensonge qui fait du bien ?


Bill émit un fort soupir, il admettait avoir déjà eu plusieurs contraventions, mais quand même ! Tom le regardait, amusé par la sensibilité de son frère.
Ils arrivèrent devant une maison de la banlieue new-yorkaise trois quarts d'heures plus tard. Dès que Tom sortit, il ne put s'empêcher de lâcher un « cool » devant lequel Bill sourit. Cela lui rappela le jour ils étaient aller à Disneyland tous les deux lorsqu'ils étaient plus jeunes. Tom s'avança jusqu'au palier de la villa basse avant de se rendre compte qu'il n'en avait pas les clés.

- Bill, tu viens ou c'est moi qui vais te chercher ? cria-t-il en se retournant vers son frère.

Celui-ci marcha lentement vers la porte et sortit une clé.
L'intérieur était aussi charmant que la façade. Les murs blancs étaient décorés de plusieurs toiles, et chaque meuble était déjà à sa place.

- Tu as pensé à tout dis-moi !
- C'est pas pour rien que je suis ton frère, imbécile, et jumeau en plus !


Tom sourit à cette remarque. C'était vrai que depuis tout petit, ils avaient toujours su ce que voulaient exactement l'un et l'autre, sans pour autant se le dire. Et cette maison était encore la preuve que leur complicité ne s'était pas affaiblie au fil du temps. Bill fit visiter toutes les pièces à son frère, et termina par la chambre.

- Même tes posters de je-ne-sais-qui sont à leur place !
- Oh ! c'est pas moi qui écoute des trucs démoniaques !
- Justement ! alors ferme-la ! bon ... je dois partir, j'ai du boulot !
- Le samedi ?
- T'as jamais eu des devoirs à faire ?
- Bill ... tu es étudiant en stylisme, tu ne bosses que le matin, on est samedi après-midi, je ne vois pas ce que tu peux faire comme devoir !
- Tu fais chier !
- Bon ... va rejoindre ta Rebecca si tu veux !


Bill ne se le fit pas dire deux fois et sortit de la maison. Il envoya un message à sa presque fiancée avant d'entrer dans sa voiture sous le regard amusé de Tom depuis la fenêtre du salon.

***

Katrin venait de dîner d'une pizza trois fromages de chez Pizza Hut. Elle se leva du sofa où elle se trouvait pour aller chercher un livre posé sur sa table de nuit. Elle en était à la trois cent dix-septième pages. Celle où Arthur répondait enfin à ses propres lettres pour lui avouer son amour. Katrin s'allongea sur le lit où elle continua sa lecture. Elle s'endormit dix pages plus tard, le roman sur son ventre et la main dessus.

***

Tom s'était approprié totalement les lieux en moins d'une heure. La salle de bain grouillait déjà de plusieurs serviettes humides plaquées au sol, alors que la chambre à coucher était ensevelie sous un tas de vêtements. En regardant la télévision, où une Britney Spears se déhanchait sans retenue, un grognement se fit entendre. Il se leva et se dirigea comme un automate vers le réfrigérateur. Il l'ouvrit et vit un plat de spaghettis bolognaises. Un feuillet d'aide-mémoire collait à l'assiette.

« Je savais que t'aurais faim. Bon appétit ! Bill
P.S : n'en met pas partout, la maison est encore neuve ! »


Bill bien sur ! Qui d'autre aurait pu penser à lui de cette manière ? Mais, en y réfléchissant bien, son frère n'a jamais su cuisiner ! Avec lui, même l'eau avait un goût de brûler ! Mais Tom avait faim, il fallait bien manger, même sous risque d'intoxication alimentaire. Le plat fini, Tom ouvrit son lave-vaisselle, mais, encore une fois, un feuillet jaune l'attira.

« C'était bon hein !? Je t'avoue que j'ai mis beaucoup de temps à le faire ! J'espère que tu as tout terminé ! Avec amour, Bill.
P.S : Je l'ai raté deux fois avant de vraiment y arriver ! Je me suis amélioré tu vois ! »


Tom soupira. La manie de Bill à mettre des feuillets d'aide-mémoire partout l'a toujours amusé. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, Bill avait trois paquets de ces trucs jaunes dans le sac ! Il en était aussi dépendant que de la cigarette !
La fatigue du voyage le regagna vite, et il finit par s'endormir vers dix neuf heures.

***

- Alors, il la trouve comment la maison, ton frère ?
- Comme je l'avais pensé !
- Il n'a pas changé hein ?
- Tu veux dire, aussi chiant que d'habitude ?


Rebecca émit un petit rire que Bill trouvait vraiment mignon.
Le restaurant japonais, dans lequel ils étaient, se vidait petit à petit. Il était déjà très tard quand Rebecca fut libérée de l'emprise de ses études.

- Tu te souviens la première fois que je l'ai rencontré, ton frère ? déclara-t-elle de sa voix douce et chantonnante.
- Tu parles que je m'en souviens ! Il a été très jaloux tu sais ?
- Il me l'a pardonné de toute façon ! Tu es son frère, pas son amant !
- Heureusement ! Mais bon ... il ne fallait pas lui en vouloir, tu es la première personne qui m'a enlevé à lui !
- Je comprends ...


La soirée se termina entre les rires et les nombreux souvenirs évoqués par le jeune couple. Bill ramena Rebecca chez elle, à une rue de Tom. Il rentra à son tour, et à peine eut-il franchi le pas de sa chambre qu'il s'écroula sur son lit, fatigué mais heureux.

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Comme vous pouvez le constater, ce chapitre est assez court, mais je me suis vraiment trop amusé à l'écrire. Je suis en train de finir d'écrire le chapitre 3, qui lui est plutôt long, et plein de surprise.
Je ne sais pas si l'une de vous a reconnu le petit clin d'oeil à Marc Lévy, mais je vous conseille vraiment de lire l'un de ses livres ! C'est trop bien ! "Sept jours pour une éternité" surtout !

Voilà ! Merci encore de me suivre comme vous le faites ! ça fait vachement plaisir ! A demain !
# Posté le mardi 18 mars 2008 10:10
Modifié le samedi 22 mars 2008 13:43

Chapitre 3, début

Chapitre 3, début
[Music : It's raining man - Bill Kaulitz]

3.

Sharon venait de sortir de chez elle quand la pluie commença à tomber, elle pesta un peu avant de continuer sa route vers sa voiture. Celle-ci démarra sous la musique de d'un certain Mika.
Le centre-ville était déjà très animé alors qu'il n'était que huit heures du matin, et dimanche qui plus est. Sharon arriva bientôt devant le bâtiment administratif de la « Zürcher Kantonalbank* », qui était ouverte sept jours sur sept. Elle entra dans le gigantesque hall luxueux et se dirigea vers la réception où une femme âgée d'une trentaine d'années discutait bruyamment au téléphone.

- Excusez-moi ...

La trentenaire la fixa un moment avant de raccrocher le téléphone.

- Que puis-je faire pour vous ?, dit-elle d'une voix qui se voulait chaleureuse.
- Je cherche M. Kaulitz, est-il là ?
- On est Dimanche, M. Kaulitz ne travaille qu'en semaine.
- Oh ! je vois ... dites-lui que je suis passé, demain !
- Aviez-vous rendez-vous ?


Sharon parut surprise.

- On parle bien du même Kaulitz n'est-ce pas ?
- Euh ... M. Gordon Kaulitz ?
- Non ! M. Bill Kaulitz !
- Ah ! c'est son fils ! euh ... attendez ... il ne travaille pas ici !
- Oui, je le sais, mais il m'a dit de venir ici si par hasard j'aurais besoin de lui !
- Je vois ... voulez-vous un numéro pour le joindre ?
- Oui, s'il vous plait ...


La réceptionniste lui donna une carte de visite après avoir fouillé un peu dans son tiroir. Ce n'était pas la première fois que Bill Kaulitz donnait un rendez-vous à la banque de son père, à force, elle en a pris l'habitude. Sharon la remercia et sortit.

***

Tom ne se réveilla que peu avant midi, quand son estomac réclamait le déjeuner. Il se leva avec difficulté et se dirigea vers la salle de bain, qui – contrairement à son ancien appartement se trouvait à droite – lui se trouvait à gauche. Le miroir de la salle de bain reflétait une image bien peu flatteuse de lui, ce qui l'encouragea à vite se préparer.
Il n'avait rien à manger sous la main, ce qui le fit jurer plusieurs fois. Son téléphone sonna alors qu'il s'apprêtait à appeler son frère.

- Allo ?
- Tom, c'est Bill !
- J'allais justement t'appeler pour te dire que ...
- Prépare-toi, on vient te chercher pour aller déjeuner !
- Ok ... qui ça « on » ?
- Rebecca et moi !
- Ah ! d'accord !
- On arrive dans dix minutes !
- Je vous attends !


Tom sourit et alla au salon pour allumer la télévision. Il zappa mille fois avant de trouver une bonne chaîne où une journaliste à forte poitrine présentait - pour la énième fois de la journée – la météo, et apparemment, il pleuvait.
Une voiture klaxonna quelques minutes plus tard, alors que la même journaliste énonçait les grands titres du journal de midi. Tom se précipita dehors en prenant soin de fermer la porte la clé et entra dans la Audi A3 qui se trouvait devant chez lui.

- Bonjour Rebecca ! s'exclama-t-il dès qu'il fût assis sur la banquette arrière.
- Bonjour Tom ! Alors cette immigration ?
- Surtout faites comme si j'étais pas là !
coupa Bill en appuyant sur l'accélérateur, ce qui cala la voiture.
- Tu sais Bill, ce n'est pas bien d'être ronchon dès le matin ! Tu ne veux pas que je conduise ?

Le brun donna un regard noir à son frère à travers le rétroviseur avant de redémarrer la voiture.
Le restaurant préféré de Bill se trouvait en plein Chinatown, et il insista pour y aller, sous prétexte qu'il voulait le faire découvrir à son frère et qu'il n'y avait rien de meilleur en ville. Rebecca ne s'opposa pas à l'idée alors que Tom, faute de pouvoir se servir correctement des baguettes, préférait un restaurant français. Mais à force de deux contre un – à la fin, Tom ne s'opposa que pour embêter son frère – Chinatown remporta largement par rapport au meilleur restaurant français de New York.
Chinatown n'était jamais calme, que ce soit matin, midi ou la nuit. L'Audi A3 se rangea sur le parking, et ses occupants en sortirent. Ils trouvèrent une table assez facilement et commanda.

***

Katrin s'était levée plus tôt que d'habitude, de plus qu'on était Dimanche. Après avoir pris un petit-déjeuner rapide – essentiellement constitué de Corn Flakes et de lait froid – elle s'attaqua à la tâche qu'elle s'était fixée pendant sa douche : ranger l'appartement. Elle commença par la pièce qui semblait la plus dure, c'est-à-dire, sa chambre.
La chambre ... comment vous le dire ? Pièce où s'étalait partout des vêtements de toutes les couleurs possibles et imaginables. Le lit n'était pas fait depuis plus d'une semaine. Un ordinateur portable, posé à même le sol, était enseveli sous un tas de bouquins, non lus. Deux bouteilles de bières, l'une vide et l'autre non (sûrement du aux mouches qui ont décidé de mourir dedans), étaient posés maladroitement sur la table de nuit. Une montagne de magazines empêchait de voir la totalité du bureau qui s'affaissait sous les tasses de café à moitié pleines, les cahiers dont les pages étaient recouvertes de dessins incompréhensibles, une centaine de paquets de cigarettes, et des cannettes de Red Bull.
Katrin soupira avant de se mettre à la tâche. Les vêtements sals d'un côté, le reste dans la penderie. Les canettes dans la poubelle, les tasses dans l'évier, les bouteilles de bières ... dans l'évier aussi. Les livres prirent place dans la bibliothèque du salon, et les magazines aussi. Le bureau était dégagé de toute sorte d'objets traînants, et l'ordinateur portable y reposait. Le lit fit vite fait, mais cependant, bien fait. La chambre fut bientôt dans un état présentable.
Une voix se fit entendre dans le salon, Katrin s'y précipita. Un jeune homme s'y tenait, un bouquet de fleur dans la main droite.

- Alexis ! Je croyais que t'allais chez tes parents !
- Ils viennent de me téléphoner pour dire qu'ils sont partis en Espagne pour la semaine !
- Ok ... tu m'aides ?
- Tu fais quoi ?
- J'essaie de nettoyer un minimum notre appartement !
- Le salon est impec !
- Oui, mais pas la salle de bain !
- Je vois ! Faut s'y mettre alors !


Alexis s'approcha de Katrin et lui remit les fleurs dans les mains et l'embrassa sur la joue. Katrin mit les fleurs dans un vase vide où elle mit un peu d'eau et posa le vase sur la table basse du salon. Elle rejoignit Alexis qui commençait déjà à nettoyer l'évier de la douche.



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* : banque cantonale de Zurich : banque suisse mais ayant un siège social à New York.
# Posté le mercredi 19 mars 2008 11:50
Modifié le samedi 22 mars 2008 13:40

Chapitre 3, suite

Chapitre 3, suite
[Music : Was würdest du tun ? - Pan!k]

La pluie s'épaissit sur New York. Sharon rentra chez elle, ses parents venaient de partir au New Jersey pour la semaine. Elle déposa son manteau sur le sofa et monta dans sa chambre où elle ouvra la fenêtre et commença à fumer une cigarette. La fumée voltigeait à travers la fenêtre et allait disparaître dans le ciel gris de la ville. Sharon pleura.

***

- Putain de poisson à la con !

Tom en avait plus que marre. Cela faisait cinq minutes qu'il essayait désespérément d'attraper le poisson qui le défiaient depuis l'assiette. Bill avait un sourire moqueur aux lèvres et Rebecca faisait tout son possible pour ne pas exploser de rire devant Tom. De l'autre coté du restaurant, les serveurs regardaient la scène, amusés. Le dreadé se leva brusquement.

- Qu'est-ce que tu fais ? questionna Bill, surpris.
- Je ne suis pas venu à New York pour manger des bouts de poisson cru avec deux bouts de bois ! Je vais aller au Mac Do le plus proche !
- Hey ! Tu ne peux pas faire ça !
- Tu veux la preuve ?


Tom se précipita hors du restaurant sous le regard médusé de Bill, Rebecca et tous les serveurs. Mais à peine une minute plus tard, il rentra, s'assit et cria haut et fort qu'on lui apportât un couteau et une fourchette.

- Je croyais que tu voulais aller au Mac Do ? se moqua Rebecca.
- Vaut mieux manger avec des broutilles qu'à la main !

Bill ne se retint pas et explosa d'un rire franc, ce qui lui valut un regard noir de son jumeau. Rebecca le suivit peu après. Le couvert que Tom avait demandé arriva, chose étrange mais le serveur pouffait de rire tout seul. Tom se vexa. Bill se calma un peu, regarda son frère entamé le poisson et mangea à son tour.

- Il pleut dehors de toute façon et je connais pas très bien la ville.

***

Déborah venait de sortir de l'immeuble et s'engouffra dans un taxi. Au neuvième étage de cet immeuble, Katrin empêchait vainement Tobby de sauter sur le canapé alors qu'Alexis fermait les fenêtres pour que le chien ne sautât pas à travers celle-ci.
Le soir arrivé, il fut décrété que le dîner ne serait composé que d'une pizza fruit de mer et de deux canettes de Red Bull.

- Et pour le chien, on fait quoi ? s'informa Alexis, affalé entièrement sur le sofa.
- On le laisse crever !

Comme si le chien a compris ces paroles, il se redressa et aboya en direction de Katrin une fois. Alexis soupira, se leva mollement et alla vers le réfrigérateur d'où il en sortit une boite de sardine.

- Tu penses que les chiens ça bouffe de la sardine ?
- Ça bouffe bien les chaussures alors ...
- Je sens que ce clebs va crever jusqu'à ce que Déborah arrive ...
- Ça fait rien ... on lui aura délivré de beaucoup de charges !


Tobby aboya à n'en plus finir ... jusqu'à ce qu'il reçu un coussin venant de Katrin sur la gueule. Alexis se précipita vers le chien, à moitié assommé, et le prit dans ses bras.

- Tu y es allé un peu fort !
- Il avait qu'à pas gueuler comme un malade !
- C'est un chien !
- Justement !


Alexis lança un regard noir envers Katrin et repartit avec le chien vers sa chambre, attrapant en route l'assiette où il a mis les sardines. Katrin, énervée, pris son manteau dans sa penderie et sortit sous l'½il interrogateur du livreur de pizza.

***

Elle n'avait pas pleuré comme ça depuis longtemps, Sharon. Ça lui arrivait de temps en temps ... mais seulement de temps en temps, et ces temps-là, elle les détestait. Elle décida de ne pas manger, ce soir. Le c½ur n'y était pas, il n'y était presque jamais ! mais bon ... il fallait faire avec. Elle n'eut pas la force de dormir non plus malgré ses yeux rougis, plus par la cigarette que par autre chose. Que ferait-elle alors ? se promener ? pourtant, la pluie se déversait encore trop sur New York. Qu'était-elle censée faire ? rien ... elle attendrait ... quoi ? si elle le savait, elle le dirait sûrement.

***

Tom avait visité la ville en compagnie de son frère et Rebecca. Il était déjà venu plusieurs fois pour les vacances mais c'était quand il était plus petit ... il avait toujours préféré les Maldives ou encore Hawaï pour ses vacances. Il avait demandé à Bill de le laisser partir à pied depuis la maison de Rebecca, ça ira, ok ? Il était épuisé ... les cours commençaient Mercredi et l'université se trouvait à quarante minutes de chez lui ... il lui fallait une voiture ... location ? à long terme ? il voulait pas ruiner son père ... il était riche, voire même milliardaire mais quand même ! il n'allait pas loué une voiture pour cinq ans ! Et si il en achetait une ? oui ... une belle Escalera ... sauf que ça ne passerait pas vraiment inaperçu ! plutôt ... une BMW ! non ... pas très économique ! alors ... une Audi ! Bah oui ... Bill en avait bien une ! Il s'y voyait déjà, draguant les plus belles filles de New York en Audi ! ou pourquoi pas en Porsche ? ça a toujours fait son effet ... mais ... ça aussi ce n'était pas très économique ! va pour une Audi alors ! Il l'achèterai après demain ... ou même demain ! oui ... demain, le temps de régler les papiers !
Ses pas le menèrent bientôt chez lui. Mais, avant de rentrer, il s'assit sur le trottoir et s'alluma une cigarette. C'était bizarre ... une jeune fille fumait, en face de chez lui, au bord de sa fenêtre ... elle tomberait ! mais non ... fallait pas se faire des idées aussi macabres ! Elle disparut ... la revoilà ! elle sortait de la maison et se rendit près de lui ....
Elle s'assit juste à coté de Tom, une cigarette à la main. Le peu de lumière ne permettait pas vraiment de faire une description, mais Tom eut l'instinct de sécurité et de confiance, peut-être son silence ... ou peut-être pas. Car le silence qui s'installa entre eux avait une allure étrange et pourtant magnifique, ils profitaient de la présence de l'autre même s'ils ne se connaissaient pas. C'était ça la solitude ? Ils se contentaient de quelques souffles et de la respiration calme de l'autre. Les bruits de la nuit parlaient pour eux. Oui, ils étaient seuls à deux ....
Les minutes passèrent autant que le nombre de cigarettes fumées et jetées. La nuit semblait calme et apaisante. Les étoiles n'étaient pas là, les nuages les avalaient. Il faisait frais, mais aucun d'eux ne frissonnait. La rue était à peine éclairée, deux ou trois lampadaires par-ci par-là.


***

Bill n'arriva chez lui qu'assez tard dans la nuit. En effet, il s'était fait arrêter à un carrefour pour brûlage de feu rouge, et du aller au commissariat, mais sachant à qui les policiers avaient à faire, c'est-à-dire Bill Kaulitz, fils du milliardaire Gordon Kaulitz, ils le lâchèrent après avoir réglé les papiers nécessaires.
Il se dirigea vers la douche où il resta une bonne vingtaine de minutes avant de se mettre en boxer et de s'endormir dans son lit, en songeant à la fin du week-end et à la reprise des cours le lendemain.
# Posté le jeudi 20 mars 2008 10:41
Modifié le samedi 22 mars 2008 13:38

Chapitre 3, suite.

Chapitre 3, suite.
[Music : Imaginary - Evanescence]

[
g]- Tu es ici depuis longtemps ?
- Non ... j'ai emménagé hier ...

Sharon le regarda un instant et sourit avant de tirer sur sa cigarette.

- Moi c'est Sharon, continua-t-elle.
- Tom ...

Ils se sourirent dans le noir et Tom se leva, ce qui surpris légèrement Sharon. Il s'épousseta un peu, jeta la cigarette qu'il fumait par terre et l'écrasa. La pluie tombait encore, mais moins torrentiel que tout à l'heure. Ils étaient aussi mouillés l'un que l'autre mais ils s'en foutaient pas mal en faite.

- ça te dit pas de te promener un peu ? il fait un peu froid et c'est pour ce réchauffer en faite ! proposa Tom

Sharon se leva et piétina sa cigarette. Ils commencèrent à marcher tous les deux, et seul le bruit de leurs pas étouffait le silence qui les entourait. Tom prit son paquet de cigarette mais il n'y avait plus rien dedans, il jura intérieurement et hésita à en demander à Sharon. Non, fallait pas. Euh ... il ne fallait vraiment pas.

- Alors ? Que fait un Européen à New York ?
- Comment tu sais que je suis Européen ?
- Un fond d'accent ... tu es ... suisse ?


Tom ricana un peu. Il avait toujours essayé de se débarrasser de son fond d'accent allemand mélangé au suisse. Tiens ! Ça, Katrin ne l'avait pas remarqué ... mais pourquoi pensait-il à Katrin encore ?

- Je suis Allemand ... mais mon père est suisse ...

Sharon ne dit rien de plus. Ils continuèrent à marcher dans un silence funèbre, cela en devenait presque inquiétant. Leurs soufflent se mélangèrent à l'humidité de l'air.

***

Il faisait plus froid que d'habitude, et Katrin remonta instinctivement le col de son manteau. Elle ne savait pas où aller, ni pourquoi elle s'était énervée contre Alex. Elle voyait la Tour Eiffel scintillée au loin. L'ambiance fraîche et la ville illuminée pour Noël lui rappelaient vaguement l'Autriche. Ça lui manquait, l'Autriche. Cela faisait maintenant un an qu'elle fût partie. Sa mère aussi lui manquait, trop même, et dès fois, et seulement dès fois, elle se souvenait du printemps avec elle, à Vienne. C'est beau, Vienne. Elle se souvenait des fleurs et des promenades entre filles, dans le grand parc du centre ville. C'était bien, hein ? Ah ! Et avec son père aussi, c'était bien ... mais il n'était pas souvent là, son père ... il n'était plus là.
Inconsciemment, elle arriva devant le piano-bar de Clichy. Elle hésita un peu avant d'entrer. Personne ne se trouvait dans la salle. Lucas était en train d'essuyer des verres derrière son bar, et l'un des serveurs, Jules peut-être, jouait un air de Bach au piano au coin de la pièce. Elle s'assit à sa table, Lucas vint vers elle.

- Qu'y a-t-il, ça ne va pas ?

Katrin ne répondit pas, la fenêtre l'intéressait trop. Lucas prit son air interrogateur et s'assit sur la chaise en face de la blonde, après avoir regarder à gauche et à droite. Aucun autre client ne viendrait, ce soir, il était vingt-deux heures.

- Tu me racontes ?
- Il n'y a vraiment rien à raconter.
- Tu viens à vingt deux heures de la nuit ... il y a sûrement quelque chose.


Lucas avait toujours su deviner ça, qu'il y avait quelque chose. Comment faisait-il ? Ça, personne ne le savait. Katrin croisa les bras sur la table et y posa sa tête, regardant le cendrier devant elle. Elle avait arrêté de fumer, il y a trois semaines. C'était dur, mais elle y arrivait plus ou moins, car pendant certains moments, plus durs que d'autres, la cigarette renfermait, éphémèrement certes, tous les soucis. Elle en aurait bien besoin maintenant mais elle s'en privait. Elle devait s'en privé, Lucas n'aimait pas ça.

- D'après toi, c'est quoi l'amour ?
- Tu sais, la foudre ne tombe jamais au même endroit deux fois ... c'est comme l'amour, les coups de foudre ne tombent pas deux fois sur la même personne ...
- Ma mère s'est mariée deux fois !
- Oui, mais le premier, elle croyait que c'était la foudre, mais ce n'était que le tonnerre ... le deuxième, c'est le bon ...
- T'en as encore d'autres, des phrases comme ça ?
- C'est Alexis ?
- Non ...


Katrin soupira. Non, ce n'était pas Alexis, ça ne pouvait pas être Alexis. Ça ne devait pas être Alexis ! C'était quelqu'un d'autre ... de plus ... attirant ? Sans doute ....

- C'était le gars aux dreadlocks de l'autre soir alors ?
- Il est beau, hein ?
- Si tu le dis ... qu'est-ce qu'il a de spécial ?
- Ça, j'aimerai bien le savoir !
- Comment il s'appelait ?
- Pourquoi ?
- Parce qu'il nous a donné cinquante euros sans qu'on rende la monnaie !


Katrin releva la tête et décroisa ses bras.

- Tu déconnes ?
- J'te jure !
- Putain ...
- Ça, tu peux le dire ! Mais ... c'est lui qui te rend comme ça ?
- Non ... ce sont ses yeux ... ses lèvres ... son piercing ... et ce putain de sourire ! Lui ... je ne connais pas vraiment !
- T'as qu'à le rechercher !
- Il est parti à New York ... j'ai pas les moyens, pour New York ! Puis, j'ai mes études ici ...
- Je suis venu à Paris pour une fille au début ... mais je ne connaissais pas son nom, alors, je me suis installé ici ...
- Qui t'as dit qu'il m'aime ?
- Vu comment il t'a fait de l'½il !
- N'importe quoi ! Je l'attire peut-être un peu seulement ... et cette nuit-là, seulement.

***

Alexis ne voulait pas vraiment dormir. Il regardait la télé en présence de Tobby. La pizza n'était qu'à moitié finie, et il en avait marre. Par la fenêtre, la lune s'infiltrait dans la pièce, Alexis n'aimait pas les rideaux. A Marseille, il faisait sûrement moins froid, non ? Ah les étés à Marseille ! C'était la canicule, certes, mais quand il était plus jeune, lui et ses amis faisait souvent les quatre cent coups dans leur quartier. C'était marrant de voir les adultes gueulés qu'ils n'étaient que des vauriens ! Eux, ils sont foutaient ... ils étaient de jeunes vauriens et beaux en plus ! Sa mère lui disait souvent que ce n'était pas bien, mais quand il lui racontait ses aventures de la journée, elle en riait elle aussi. Sa mère ... dieu qu'elle était belle ! La plus belle femme du monde d'après lui ... juste après, il y avait Katrin ! Oh qu'elle était belle Katrin ! Mais il avait l'impression que leur relation n'irait jamais plus loin ... Katrin, ce n'était pas son monde ... si, mais juste un tout petit peu seulement. De toute façon, il avait toute sa vie devant lui pour trouver l'âme s½ur non ? Excuse bidon pour ne pas s'avouer que, bien que secrètement, il avait un petit – très petit hein ! – béguin pour Katrin.

***

Ils n'ont plus rien dit de toute la promenade. Respecter le silence de l'un et de l'autre. Se parler à travers le silence, c'était beau tout simplement. De toute façon, qu'allaient-ils se dirent ? Dès fois, ils se regardaient deux secondes et c'était tout, s'assurer que l'autre n'était pas parti en courant. Demain, peut-être, ils ne se reconnaîtraient pas, mais c'était ce soir qui comptait, et rien d'autre. La pluie avait cessé, mais le bitume contenait des petits lacs dans lesquels tous les deux marchaient, mais ils s'en foutaient. Tom sentait son baggy un peu plus lourd, comme les éponges, mais bon ... il faisait avec. Ça leur arrivait de frissonner quand une légère brise faisait sa ronde. Décidemment, c'était beau d'être seul, mais encore plus quand on était à deux.
Ils firent demi-tour après une heure de marche, toujours sans rien se dire. Tom raccompagna Sharon chez elle. Au palier, ils se regardèrent un instant, essayant de voir les traits de l'autre, et profiter une dernière fois de cette nuit magique, mélancolique. Tom ouvrit la bouche mais la referma aussitôt.

- C'était bien, la promenade, merci ... entreprit Sharon, en détournant les yeux.
- Oui, c'est vrai ... c'était reposant ...
- Bon ben ... je te laisse ... à la prochaine, bonne nuit ...


Sharon se retourna et ouvrit la porte, Tom l'interpella.

- Euh ... bonne nuit ...

Sharon sourit et entra dans la maison. Tom repartit vers la sienne. Ce soir, tous les deux s'endormiraient en essayant de deviner les traits de l'autre.

***

Bill se réveilla car il était tombé du lit. Ok, il bougeait beaucoup quand il dormait, mais de là à tomber du lit ! Il remonta doucement en se massant l'arrière du crâne mais ne put se rendormir. Au bout d'une vingtaine de minutes d'yeux ouverts, il se leva définitivement et se dirigea vers la cuisine où il prit un yaourt dans le frigo. Il adorait les yaourts et Actimel surtout, mais il n'y avait pas d'Actimel aux Etats-Unis donc, il se contentait de ceux qu'il trouvait dans les épiceries. Il partit dans le salon et alluma à la télé qu'il zappa une centaine de fois avant de s'arrêter sur une chaîne du câble où des choses pas très catholiques passaient. En faite, il a oublié de faire un abonnement au câble pour son frère.
Il s'endormit pour de bon une heure après sur le même canapé que là où il s'était assis.
# Posté le vendredi 21 mars 2008 13:58
Modifié le samedi 22 mars 2008 13:34

Suite et fin Chapitre 3

Suite et fin Chapitre 3
[Music : Dis-moi - BB Brunes]

Après mille confidences et une quinzaine de chocolat chaud offert par la maison, Katrin fini par partir, c'est-à-dire vers minuit. Elle sortit du piano-bar mais au lieu de prendre la direction de son appartement, elle fit le sens inverse et partit du côté de la Tour Eiffel. Bien sur qu'elle n'irait pas jusque là-bas, mais ce qu'elle voulait vraiment c'était la Seine. Mais elle n'y arrivera pas non plus. Une vingtaine de minutes après, elle rebroussa chemin, peur de se perdre ou de se faire violer. Elle arriva chez elle un peu plus tard dans la nuit ... ou la matinée, au choix. Alexis dormait dans le canapé du salon ... quel con celui-là aussi ! Tobby dormait à même le sol, à ses côtés, lui aussi, il est con ! Elle alla dans sa chambre où elle s'affala sur le lit sans se déshabiller. Elle s'endormit sur le champ.

***

Rebecca s'était réveillée il y avait cinq minutes. Un cauchemar l'empêchait de continuer à dormir. Elle se leva mollement du lit et prit son portable sur la table de nuit, vingt-trois heures. Il n'était pas si tard que ça en faite. Elle descendit au rez-de-chaussée et se dirigea vers la cuisine, mais fit demi-tour et retourna dans sa chambre. Elle vit la photo de Bill posé sur son bureau. Elle s'avança, la prit de la main gauche tandis que sa main droite effleurait doucement le cadre en argent. Elle l'avait prise elle-même, cette photo. C'était il y a huit mois, quand ils étaient partis aux Bahamas, c'était leur premier vacances ensemble, et le dernier jusqu'à présent. Ils s'étaient beaucoup amusés là-bas ... plutôt reposant comme endroit pour des citadins comme eux !
Elle reposa doucement le cadre et repartit sous sa couette. Elle prit son iPod sous son oreiller et plaça les écouteurs à ses oreilles. Elle s'endormit deux quarts d'heure plus tard sous le rythme de David Guetta.


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La fin du chapitre que je n'ai pas mis hier ... cherchez pas pourquoi xD. Alors, pour plus d'explication sur quelque truc et la réponse à ... vous xD :

- today-xx : Tes commentaires me font trop marrer à chaque fois ! surtout celle qui concerne Tom genre il doit se la fermer ! Je te remercie encore beaucoup de me suivre ! Je ne vois pas vraiment pourquoi Bill il t'énerve mais bon ...

- Kaulitz-schwule : j'adore tes commentaires, ça me fait bien marrer dès fois. Je te remercierai jamais assez de me suivre avec autant d'attention ! moi aussi j'adore ta fic ! j'ai toujours aimé le yaoi ! bref !

- Empire-des-pensées : j'adore trop ton histoire !!! et tu es ma première lectrice ! merci beaucoup bcp bcp ! j'espère que ces derniers articles ne t'ont pas déçus ! encore merci infininiment ! trop hate que tu mettes la suite de ta fic !

- Leogrigri : merci encore de me suivre ! je me répète peut-être mais bon ... s'il y a d'autre mots pour le dire, je te les dirai mille fois ^^. En faite, j'adore trop ton blog !

- Peronal-feelings : j'aime beaucoup ton blog ! merci de me suivre !!!!

Voilà, quelques notes venant de moi :

- la photo sur le début du troisième chapitre ... disons que Katrin ressemble à elle.
- la photo sur la suite du troisième chap c'est Bill et Tom visitant New York
- Bill se maquille, j'ai oublié de le préciser.


# Posté le samedi 22 mars 2008 05:51
Modifié le samedi 22 mars 2008 13:30