[Music : American Idiot - Green Day]
Son appareil photo en main, Katrin essayait d'avoir une belle vue de Paris via la Tour Eiffel, mais les touristes étant assez nombreux, il était difficile de prendre une seule photo sans que quelqu'un ne soit passé au moment où elle appuyait enfin sur ce fichu bouton. Au bout d'une demi heure, elle renonça et descendit la tour. Elle voulait rentrer chez elle, mais avec le peu d'argent qu'elle avait, cela ne servirait à rien de chercher un taxi. Elle était venue à pied jusqu'ici, en partant de Clichy, donc, elle retournerait de la même façon, elle en avait tout le temps et marcher un peu lui ferait beaucoup de bien.
Le téléphone fixe était en train de sonner quand elle franchit la porte de son appartement. Elle s'y précipita et décrocha.
- Allo ?
- Katy ! ça va ? hurlait une voix aiguë de l'autre coté de la ligne.
- Salut Déborah ! oui ça va, et toi ?
- Ça fait cinq fois que je t'appelle bon dieu !
- Désolé ... que puis-je faire pour toi ?
- Tu peux me garder Tobby pendant quelques mois ? Je pars en voyage !
- Ah ! Tu vas où ?
- Tokyo ! alors ?
- Oui, c'est ok !
- Merci, je te le ramène demain !
- Très bien
Tobby, c'était son chien à Déborah. Un coton de Madagascar blanc qui sautait sur tout ce qui bougeait. Katrin se demandait toujours comment Déborah pouvait-elle aimer ce genre d'animal. Elle se demandait aussi pourquoi venait-elle d'accepter.
Le téléphone fixe était en train de sonner quand elle franchit la porte de son appartement. Elle s'y précipita et décrocha.
- Allo ?
- Katy ! ça va ? hurlait une voix aiguë de l'autre coté de la ligne.
- Salut Déborah ! oui ça va, et toi ?
- Ça fait cinq fois que je t'appelle bon dieu !
- Désolé ... que puis-je faire pour toi ?
- Tu peux me garder Tobby pendant quelques mois ? Je pars en voyage !
- Ah ! Tu vas où ?
- Tokyo ! alors ?
- Oui, c'est ok !
- Merci, je te le ramène demain !
- Très bien
Tobby, c'était son chien à Déborah. Un coton de Madagascar blanc qui sautait sur tout ce qui bougeait. Katrin se demandait toujours comment Déborah pouvait-elle aimer ce genre d'animal. Elle se demandait aussi pourquoi venait-elle d'accepter.
***
Treize heures pile ! En fin de compte, il n'était pas en retard. Bill entra dans l'aéroport et se dirigea vers la salle de débarquement. Le vol qui contenait Tom venait d'atterrir, il paraîtra sûrement dans cinq ou dix minutes. Effectivement, le jeune homme fut en face de lui huit minutes plus tard.
- Alors, comment va cette chère Rebecca ? s'informa Tom avec un sourire enjoué.
- Bonjour ! Moi aussi je suis content de te revoir !
- Qui t'as dit que je suis content de te voir ?
- Sinon, t'aurais pas ce sourire con sur tes lèvres !
- T'as pas changé mon vieux !
Ils s'enlacèrent avant de partir tous les deux en direction de la sortie. La voiture était garée un peu plus loin. Bill s'installa derrière le volant, que Tom aurait bien voulu prendre, craignant sa mort.
- Tu as fait des efforts niveau conduite, avoua le dreadé dès qu'ils furent au centre ville.
- Je conduisais si mal que ça ?
- Tu veux la vérité qui blesse et le mensonge qui fait du bien ?
Bill émit un fort soupir, il admettait avoir déjà eu plusieurs contraventions, mais quand même ! Tom le regardait, amusé par la sensibilité de son frère.
Ils arrivèrent devant une maison de la banlieue new-yorkaise trois quarts d'heures plus tard. Dès que Tom sortit, il ne put s'empêcher de lâcher un « cool » devant lequel Bill sourit. Cela lui rappela le jour ils étaient aller à Disneyland tous les deux lorsqu'ils étaient plus jeunes. Tom s'avança jusqu'au palier de la villa basse avant de se rendre compte qu'il n'en avait pas les clés.
- Bill, tu viens ou c'est moi qui vais te chercher ? cria-t-il en se retournant vers son frère.
Celui-ci marcha lentement vers la porte et sortit une clé.
L'intérieur était aussi charmant que la façade. Les murs blancs étaient décorés de plusieurs toiles, et chaque meuble était déjà à sa place.
- Tu as pensé à tout dis-moi !
- C'est pas pour rien que je suis ton frère, imbécile, et jumeau en plus !
Tom sourit à cette remarque. C'était vrai que depuis tout petit, ils avaient toujours su ce que voulaient exactement l'un et l'autre, sans pour autant se le dire. Et cette maison était encore la preuve que leur complicité ne s'était pas affaiblie au fil du temps. Bill fit visiter toutes les pièces à son frère, et termina par la chambre.
- Même tes posters de je-ne-sais-qui sont à leur place !
- Oh ! c'est pas moi qui écoute des trucs démoniaques !
- Justement ! alors ferme-la ! bon ... je dois partir, j'ai du boulot !
- Le samedi ?
- T'as jamais eu des devoirs à faire ?
- Bill ... tu es étudiant en stylisme, tu ne bosses que le matin, on est samedi après-midi, je ne vois pas ce que tu peux faire comme devoir !
- Tu fais chier !
- Bon ... va rejoindre ta Rebecca si tu veux !
Bill ne se le fit pas dire deux fois et sortit de la maison. Il envoya un message à sa presque fiancée avant d'entrer dans sa voiture sous le regard amusé de Tom depuis la fenêtre du salon.
- Alors, comment va cette chère Rebecca ? s'informa Tom avec un sourire enjoué.
- Bonjour ! Moi aussi je suis content de te revoir !
- Qui t'as dit que je suis content de te voir ?
- Sinon, t'aurais pas ce sourire con sur tes lèvres !
- T'as pas changé mon vieux !
Ils s'enlacèrent avant de partir tous les deux en direction de la sortie. La voiture était garée un peu plus loin. Bill s'installa derrière le volant, que Tom aurait bien voulu prendre, craignant sa mort.
- Tu as fait des efforts niveau conduite, avoua le dreadé dès qu'ils furent au centre ville.
- Je conduisais si mal que ça ?
- Tu veux la vérité qui blesse et le mensonge qui fait du bien ?
Bill émit un fort soupir, il admettait avoir déjà eu plusieurs contraventions, mais quand même ! Tom le regardait, amusé par la sensibilité de son frère.
Ils arrivèrent devant une maison de la banlieue new-yorkaise trois quarts d'heures plus tard. Dès que Tom sortit, il ne put s'empêcher de lâcher un « cool » devant lequel Bill sourit. Cela lui rappela le jour ils étaient aller à Disneyland tous les deux lorsqu'ils étaient plus jeunes. Tom s'avança jusqu'au palier de la villa basse avant de se rendre compte qu'il n'en avait pas les clés.
- Bill, tu viens ou c'est moi qui vais te chercher ? cria-t-il en se retournant vers son frère.
Celui-ci marcha lentement vers la porte et sortit une clé.
L'intérieur était aussi charmant que la façade. Les murs blancs étaient décorés de plusieurs toiles, et chaque meuble était déjà à sa place.
- Tu as pensé à tout dis-moi !
- C'est pas pour rien que je suis ton frère, imbécile, et jumeau en plus !
Tom sourit à cette remarque. C'était vrai que depuis tout petit, ils avaient toujours su ce que voulaient exactement l'un et l'autre, sans pour autant se le dire. Et cette maison était encore la preuve que leur complicité ne s'était pas affaiblie au fil du temps. Bill fit visiter toutes les pièces à son frère, et termina par la chambre.
- Même tes posters de je-ne-sais-qui sont à leur place !
- Oh ! c'est pas moi qui écoute des trucs démoniaques !
- Justement ! alors ferme-la ! bon ... je dois partir, j'ai du boulot !
- Le samedi ?
- T'as jamais eu des devoirs à faire ?
- Bill ... tu es étudiant en stylisme, tu ne bosses que le matin, on est samedi après-midi, je ne vois pas ce que tu peux faire comme devoir !
- Tu fais chier !
- Bon ... va rejoindre ta Rebecca si tu veux !
Bill ne se le fit pas dire deux fois et sortit de la maison. Il envoya un message à sa presque fiancée avant d'entrer dans sa voiture sous le regard amusé de Tom depuis la fenêtre du salon.
***
Katrin venait de dîner d'une pizza trois fromages de chez Pizza Hut. Elle se leva du sofa où elle se trouvait pour aller chercher un livre posé sur sa table de nuit. Elle en était à la trois cent dix-septième pages. Celle où Arthur répondait enfin à ses propres lettres pour lui avouer son amour. Katrin s'allongea sur le lit où elle continua sa lecture. Elle s'endormit dix pages plus tard, le roman sur son ventre et la main dessus.
***
Tom s'était approprié totalement les lieux en moins d'une heure. La salle de bain grouillait déjà de plusieurs serviettes humides plaquées au sol, alors que la chambre à coucher était ensevelie sous un tas de vêtements. En regardant la télévision, où une Britney Spears se déhanchait sans retenue, un grognement se fit entendre. Il se leva et se dirigea comme un automate vers le réfrigérateur. Il l'ouvrit et vit un plat de spaghettis bolognaises. Un feuillet d'aide-mémoire collait à l'assiette.
« Je savais que t'aurais faim. Bon appétit ! Bill
P.S : n'en met pas partout, la maison est encore neuve ! »
Bill bien sur ! Qui d'autre aurait pu penser à lui de cette manière ? Mais, en y réfléchissant bien, son frère n'a jamais su cuisiner ! Avec lui, même l'eau avait un goût de brûler ! Mais Tom avait faim, il fallait bien manger, même sous risque d'intoxication alimentaire. Le plat fini, Tom ouvrit son lave-vaisselle, mais, encore une fois, un feuillet jaune l'attira.
« C'était bon hein !? Je t'avoue que j'ai mis beaucoup de temps à le faire ! J'espère que tu as tout terminé ! Avec amour, Bill.
P.S : Je l'ai raté deux fois avant de vraiment y arriver ! Je me suis amélioré tu vois ! »
Tom soupira. La manie de Bill à mettre des feuillets d'aide-mémoire partout l'a toujours amusé. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, Bill avait trois paquets de ces trucs jaunes dans le sac ! Il en était aussi dépendant que de la cigarette !
La fatigue du voyage le regagna vite, et il finit par s'endormir vers dix neuf heures.
« Je savais que t'aurais faim. Bon appétit ! Bill
P.S : n'en met pas partout, la maison est encore neuve ! »
Bill bien sur ! Qui d'autre aurait pu penser à lui de cette manière ? Mais, en y réfléchissant bien, son frère n'a jamais su cuisiner ! Avec lui, même l'eau avait un goût de brûler ! Mais Tom avait faim, il fallait bien manger, même sous risque d'intoxication alimentaire. Le plat fini, Tom ouvrit son lave-vaisselle, mais, encore une fois, un feuillet jaune l'attira.
« C'était bon hein !? Je t'avoue que j'ai mis beaucoup de temps à le faire ! J'espère que tu as tout terminé ! Avec amour, Bill.
P.S : Je l'ai raté deux fois avant de vraiment y arriver ! Je me suis amélioré tu vois ! »
Tom soupira. La manie de Bill à mettre des feuillets d'aide-mémoire partout l'a toujours amusé. La dernière fois qu'ils s'étaient vus, Bill avait trois paquets de ces trucs jaunes dans le sac ! Il en était aussi dépendant que de la cigarette !
La fatigue du voyage le regagna vite, et il finit par s'endormir vers dix neuf heures.
***
- Alors, il la trouve comment la maison, ton frère ?
- Comme je l'avais pensé !
- Il n'a pas changé hein ?
- Tu veux dire, aussi chiant que d'habitude ?
Rebecca émit un petit rire que Bill trouvait vraiment mignon.
Le restaurant japonais, dans lequel ils étaient, se vidait petit à petit. Il était déjà très tard quand Rebecca fut libérée de l'emprise de ses études.
- Tu te souviens la première fois que je l'ai rencontré, ton frère ? déclara-t-elle de sa voix douce et chantonnante.
- Tu parles que je m'en souviens ! Il a été très jaloux tu sais ?
- Il me l'a pardonné de toute façon ! Tu es son frère, pas son amant !
- Heureusement ! Mais bon ... il ne fallait pas lui en vouloir, tu es la première personne qui m'a enlevé à lui !
- Je comprends ...
La soirée se termina entre les rires et les nombreux souvenirs évoqués par le jeune couple. Bill ramena Rebecca chez elle, à une rue de Tom. Il rentra à son tour, et à peine eut-il franchi le pas de sa chambre qu'il s'écroula sur son lit, fatigué mais heureux.
- Comme je l'avais pensé !
- Il n'a pas changé hein ?
- Tu veux dire, aussi chiant que d'habitude ?
Rebecca émit un petit rire que Bill trouvait vraiment mignon.
Le restaurant japonais, dans lequel ils étaient, se vidait petit à petit. Il était déjà très tard quand Rebecca fut libérée de l'emprise de ses études.
- Tu te souviens la première fois que je l'ai rencontré, ton frère ? déclara-t-elle de sa voix douce et chantonnante.
- Tu parles que je m'en souviens ! Il a été très jaloux tu sais ?
- Il me l'a pardonné de toute façon ! Tu es son frère, pas son amant !
- Heureusement ! Mais bon ... il ne fallait pas lui en vouloir, tu es la première personne qui m'a enlevé à lui !
- Je comprends ...
La soirée se termina entre les rires et les nombreux souvenirs évoqués par le jeune couple. Bill ramena Rebecca chez elle, à une rue de Tom. Il rentra à son tour, et à peine eut-il franchi le pas de sa chambre qu'il s'écroula sur son lit, fatigué mais heureux.
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Comme vous pouvez le constater, ce chapitre est assez court, mais je me suis vraiment trop amusé à l'écrire. Je suis en train de finir d'écrire le chapitre 3, qui lui est plutôt long, et plein de surprise.
Je ne sais pas si l'une de vous a reconnu le petit clin d'oeil à Marc Lévy, mais je vous conseille vraiment de lire l'un de ses livres ! C'est trop bien ! "Sept jours pour une éternité" surtout !
Voilà ! Merci encore de me suivre comme vous le faites ! ça fait vachement plaisir ! A demain !